
? Depuis sa prise de fonction à la tête de l'exécutif de la wilaya de Chlef, M. Faouzi Benhassine a opté pour une nouvelle démarche pour dénouer les crises et surtout anticiper toute action violente de la part d'une population toujours revendicative et protestataire. « La démarche du dialogue et de la concertation, meilleure voie pour résoudre les problèmes », ne cesse-t-il de répéter. Il faut dire que les sorties du wali à travers de nombreuses localités de la wilaya ont été parsemées « d'incidents » provoqués par des citoyens qui estiment être des laissés pour compte de la société. Très récemment, dans la daïra d'Ouled Farès, le wali a été interpellé par des citoyens venus lui exposer leurs préoccupations et les souffrances qu'ils endurent dans leur quotidien. Quelquefois la protestation et la contestation se traduisent non seulement par la parole mais par une action agressive. C'est le cas de cette visite effectuée la semaine passée dans la commune de Tadjena où le cortège officiel du wali a été « stoppé et la visite interrompue momentanément » par des habitants dont le quartier ne figurait pas au programme de la visite. Ces derniers réclamaient l'électrification de leurs habitations entre autres. Face à cette situation, le wali n'a pas hésité à descendre de sa voiture et aller vers ces habitants pour leur porter une oreille attentive. Après avoir constaté le bien-fondé de leur revendication, le wali a ordonné aussitôt la prise en charge du problème. Il faut souligner que lors de sa rencontre avec les élus locaux et les chefs de daïra, le nouveau wali a exhorté ces derniers d'être à l'écoute des citoyens en consacrant obligatoirement une journée pour recevoir leurs doléances. « Personnellement je consacre une journée à la réception des citoyens et je ne vois pas pourquoi vous n'en ferrez pas autant », a-t-il dit aux présents de cette rencontre tenue au siège de la wilaya. Les Chélifiens gardent en mémoire les émeutes qui ont eu lieu en avril 2008 où la ville de Chlef a vécu deux journées particulières. De toute évidence, devant une ébullition permanente pouvant déboucher sur de graves débordements, les pouvoir publics sont plus que jamais impliqués pour contenir la protestation et surtout apporter des éléments de réponses aux revendications des citoyens. Mais en cette période de vaches maigres, l'Etat peut-il satisfaire tout le monde à un moment ou de nombreuses cités manquent d'eau, d'éclairage, d'assainissement, de logements, d'aires de jeux, de structures médicales, etc… '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bencherki Otsmane
Source : www.lequotidien-oran.com