
36 ans après le violent séisme qui avait ravagé la région le 10 octobre 1980, Chlef (ex-El Asnam) a abandonné son triste statut de «ville sinistrée» et s'est transformée en une métropole en pleine expansion urbanistique, conforme à sa position privilégiée de grand carrefour entre Alger et Oran.Il n'y a qu'à voir l'afflux considérable de véhicules au centre-ville pour s'en rendre compte. Et pour cause, l'agglomération, qui a pu être reconstruite en conservant son ancienne configuration, offre tous les services désirés, au point de devenir un lieu commercial incontournable.La croissance urbaine est telle que de nouvelles cités sous forme d'immeubles sont venues se greffer aux ensembles en préfabriqué érigés après cette catastrophe pour reloger les familles sinistrées.La hauteur des nouveaux bâtiments atteint cinq et sept étages, ce qui est désormais toléré pour peu que les normes antisismiques soient respectées. Le visiteur s'y rendant pour la première fois ne reconnaîtra certainement pas la région, tant celle-ci a connu une forte urbanisation et une métamorphose certaine. Idem dans la commune voisine de Chettia abritant plus de 100 000 habitants.Cela rend, cependant, la circulation difficile sur les accès reliant les quartiers périphériques au chef-lieu de wilaya, même si le nouveau plan de circulation a permis d'alléger la pression dans le périmètre en question. Longtemps laissées à l'abandon, les cité d'habitation en préfabriqué font l'objet actuellement de travaux de réhabilitation de la voirie et des différents réseaux. En outre, une action d'envergure visant à éradiquer ce type d'habitat est en cours et a connu depuis 2014 une accélération à travers la mise en place par les autorités de la wilaya d'un guichet unique.A fin septembre dernier, ce sont plus de 10 000 familles qui ont bénéficié chacune d'une aide de l'Etat de 120 millions de centimes, ce dont elles ont profité pour réhabiliter les vieux chalets ou parachever de nouvelles constructions. D'ailleurs, les sites en question ressemblent à un vaste chantier ouvert où les travaux battent leur plein. Cependant, si la ville de Chlef n'est plus ce qu'elle était, le réseau routier est arrivé à saturation et il appartient désormais aux décideurs de définir de nouvelles zones constructibles loin du tissu urbain actuel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com