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Chlef, 34 ans après le séisme du 10 octobre 1980



Chlef, 34 ans après le séisme du 10 octobre 1980
Le 34e anniversaire du séisme du 10 octobre 1980, qui a totalement ravagé, rappelons-le, la région d'El-Asnam (Chlef aujourd'hui), a été une occasion opportune pour le bureau régional du RCD qui a célébré cet événement, hier, en organisant une rencontre-bilan avec ses militants, des sympathisants et des citoyens venus de Chlef, de Relizane et de quelques communes de la wilaya au siège du Centre des activités scientifiques de la ville. Pour Me Mohamed El-Bachir Benegueouch, membre du conseil national du RCD chargé de la communication, qui a pris la parole, et qui a vivement critiqué la manière dont la troisième phase de cette catastrophe naturelle ? qui consiste à reloger définitivement les sinistrés dans des logements adéquats ? a été gérée, rien n'a été fait notamment en matière de construction conformément aux normes techniques des règles parasismiques. "Le programme de construction choisi ces dernières années et devant répondre aux caractéristiques de cette région particulièrement sismique et aux besoins de ses citoyens ne semble plus être en adéquation aujourd'hui avec les études de construction parasismiques approuvées dans le temps par les pouvoirs publics", tient à soulignerMe Benegueouch à l'assistance. Celui-ci a également noté que des réalisations ont été faites dans des zones inconstructibles contrairement aux règles parasismiques qui stipulent que toutes les constructions doivent être érigées géographiquement à plus de 500 mètres du fleuve le Cheliff en citant, comme exemple, les hôtels et les centres commerciaux, entre autres. "À noter que le changement d'un seul élément dans les règles parasismiques retenues pour la région de Chlef peut engendrer de lourdes conséquences sur l'ensemble du bâti et sur la vie des habitants si un quelconque séisme venait à cibler la région de Chlef", ajoute l'orateur qui était accompagné deMlle Ouassila Boughari, secrétaire nationale du RCD chargée de la condition féminine. D'après le membre du conseil national du Rassemblement, la ville de Chlef ne ressemble, aujourd'hui, qu'à une grande cité dortoir qui ne répond à aucun style architectural reconnu. "On peut facilement contempler ce que fait votre voisin à partir de chez soi, et ce, compte tenu de l'anarchie remarquée dans le positionnement des chalets dont la durée de vie a expiré depuis belle lurette. Pas d'espaces verts ni d'équipements collectifs dans les nouvelles cités. Les commerces sont réalisés dans les vides sanitaires qui défigurent entièrement l'esthétique du bâti", rappelle Me Benegueouch qui a longuement évoqué, lors de son intervention, le problème crucial relatif à l'alimentation en eau potable. Toujours selon lui, ce défaut, qui n'existait pas auparavant, se pose de plus en plus avec acuité dans toute la région de Chlef, "et ce, en raison de la vétusté et de la mauvaise implantation des conduites d'eau qui ne répondent plus aux normes ni aux exigences de la population locale". Pour le membre du conseil national du RCD, l'existence des chalets en préfabriqué qui perdure est à l'origine de plusieurs maladies qui touchent dangereusement leurs habitants. "Il y a lieu de mentionner, à ce sujet, le nombre de cancéreux qui augmente sans cesse à une vitesse vertigineuse à Chlef en raison de l'amiante que renferme le préfabriqué. Malgré sa prolifération avec le temps, cette maladie n'est guère prise en charge localement faute d'équipements et de personnels spécialisés", explique encore Me Benegueouch, qui a également évoqué différents autres problèmes qui devaient être définitivement pris en charge par l'Etat si la troisième phase relative à la reconstruction de la wilaya de Chlef s'était sérieusement concrétisée sur le terrain conformément aux normes techniques en la matière.Il s'agit, enfin, toujours selon l'orateur, des routes, du secteur de la santé, de l'industrie et de l'agriculture, entre autres.A. C.


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