Chlef - A la une

Ancienne gloire du MCS : Deroussi Reda, un grand buteur de l'époque



Deroussi Reda, comme tous les jeunes garçons, se rappelait de son enfance et à l'époque où il jouait au football dans les rues, les terrains vagues ou à l'école.Alors qu'il avait treize ans, il fut remarqué par l'excellent maître de sport Bakhtaoui Ahmed, qui le dénicha au cours d'un match de football au CEM et l'incorpora à l'école de football du MC Saïda et c'est à partir de là que commença la bonne aventure. Il tira son épingle du jeu durant toutes les catégories minimes, cadets, juniors et seniors malgré la dure concurrence. «Je faisais partie de la sélection régionale cadette avec Tahiri, Baahmed en 1979.
Pour mon premier match en senior, j'avais 18 ans : en 1986, c'était l'accession en nationale 1, on était classé premier pendant les 10 premiers matchs. Puis survinrent les problèmes et les luttes intestines, l'entraineur était non payé et c'est la rétrogradation.
J'ai ensuite joué à Chlef en nationale 1, je suis parti en Suisse avec le milieu de terrain mon ami Tahiri Mohamed, nous avons passé avec succès les tests de football en deuxième division, et nous avons été retenus en attendant le Mercato. Comme la réglementation était stricte, on est rentré en Algérie avec l'espoir de revenir ensuite en Suisse et là, la motivation n'était pas forte, on a signé avec le Mouloudia et on a oublié la Suisse», dira Deroussi. Questionné à propos de ses années passées au Mouloudia, notre interlocuteur dira : «A 27 ans, j'ai arrêté le ballon, c'était l'année 1991, l'administration à l'époque nous avait bloqués.
Elle aimait les gens dociles, taillables et corvéables à merci. Il nous arrivait à maintes reprises d'être convoqués pour des sélections ou des stages, mais l'administration du MCS n'a pas daigné nous informer. On ignore le pourquoi de ce comportement. Lors d'un entrainement, j'ai été blessé, personne ne s'est occupé de moi. La preuve, je suis monté à l'hôpital tout seul et avec mes propres moyens. Le seul entraineur qui nous a donné notre chance est Guerroudj Hamza et à Chlef c'est Sehailia. A l'époque, on jouait pour les couleurs, peu de joueurs étaient motivés pour l'argent, notre but était de nous faire plaisir et de faire plaisir au public.
D'ailleurs, les primes de matchs étaient de 200 dinars pour chaque match gagné». Et d'ajouter : «Ce qui est déplorable, c'est lors de notre accession en Nationale 1, les joueurs qui ont trimé et se sont sacrifiés ont été remerciés et on a fait appel à des joueurs de piètre qualité, et c'est la descente aux enfers».
Et de conclure : «Le poste d'avant-centre est dur, il exige beaucoup de qualités physiques et techniques. En plus, l'avant-centre doit être rusé, sans oublier l'emplacement et le facteur chance. Nous, on jouait dans des terrains en tuf, ce qui est pénible, surtout quand il pleut.»
Sid Ahmed
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)