Le groupe énergétique algérien Sonelgaz, avec ses 35 filiales, consacre un peu plus de 250 millions de dinars par an à la Recherche et Développement (RD). « Très peu » de l'aveu de son PDG, Noreddine Bouterfa, au regard d'un chiffre d'affaires de l'ordre de 250 milliards de dinars en 2011.
« Si on arrive à 1 milliard de dinars ce sera très bien », a déclaré le patron de Sonelgaz aujourd'hui mercredi à Alger, en marge de la cérémonie de signature d'une convention-cadre avec l'université de Chlef. Il a précisé, cependant, que pour augmenter ce montant, il faudrait naturellement qu'il y ait des projets de recherche à financer.
Le groupe, a indiqué Noreddine Bouterfa, est en train de créer un tissu de coopération scientifique avec les universités algériennes. Il a déjà signé plusieurs conventions avec les universités de Boumerdès, de Guelma et d'Annaba. La convention-cadre signée entre une de ses filiales, le Centre de recherche de l'électricité et du gaz (CREDEG), et l'Université Hassiba Ben Bouali de Chlef, sera suivie d'autres, spécifiques, a expliqué son PDG. La première concernera la conception d'un compteur gaz intelligent.
Le premier compteur électrique intelligent sortira en 2013
Noreddine Bouterfa a indiqué que le premier compteur électrique intelligent de fabrication algérienne sortira en 2013 et que sa production à grande échelle commencera en 2014. Il a fait savoir, aussi, que Sonelgaz fabrique actuellement des compteurs électriques intelligents de moyenne tension, en partenariat avec une société basée à El Eulma (wilaya de Sétif). Son objectif est de « se libérer de la fabrication sous licence », a-t-il souligné.
Outre sa principale fonction de comptage, un compteur intelligent transformera le « client usager » en « client acteur » dans le cadre du système de communication smart-grid de Sonelgaz. Il permettra au groupe de procéder à des coupures à distance et à l'usager d'accéder à sa facture de consommation sur Internet.
Le groupe Sonelgaz est chargé par le gouvernement algérien de mettre en 'uvre le programme national de développement des énergies nouvelles et renouvelables. Ce programme qui 'étalera jusqu'au en 2030 consommera, selon les premières estimations, quelques 120 milliards de dollars. Le programme comprend la réalisation en Algérie d'usines de fabrication des éléments rentrant dans l'industrie des énergies renouvelables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farouk Djouadi
Source : www.maghrebemergent.info