Après le MCA qui lui doit toujours de l'argent, Alain Michel est à la JSMB où il va être confronté, dès la semaine prochaine, à un énorme challenge, la Champions League africaine, épreuve dans laquelle il veut atteindre au moins les poules.
Mais, il faudra d'abord passer par un premier tour contre une équipe tchadienne. Rencontre avec l'entraîneur français de Béjaïa pour un point de situation avant son expédition.
Le Soir d'Algérie : Le MCA vous doit toujours de l'argent '
Alain Michel : Oui, et j'attends toujours mais si les choses n'évoluent pas, je retéléphonerai à Amrous parceque cela fait longtemps qu'il me dit que tout va être réglé mais pour le moment, je ne vois rien venir. Nouzaret a été réglé.
Allez-vous suivre sa démarche pour obtenir votre dû '
Non, Nouzaret, c'était différent de mon cas. Moi, ce n'est pas une affaire de contrat. Je possède seulement des chèques mais sans provisions. Je les ai remis à mon avocat et maintenant, je pense qu'avant le début du mois d'avril, il faudra que je prenne une position.
Quelle position '
Je réclamerai mon dû, mais sans rancune parce que je n'ai pas l'intention d'envoyer Amrous en prison. En fait, je n'ai pas de problèmes avec les dirigeants mouloudéens, mais j'ai remarqué que ce n'est que lorsqu'ils sont obligés de fuir qu'ils le font. Alors, je ferai pression sur eux mais en toute sérénité.
Revenons à la JSMB. Après les deux défaites face au NAHD et l'ESS, vous êtes-vous senti menacé '
Il y a bien longtemps que je ne me sens plus menacé. Pour moi, soit les gens sont intéressés pour que je reste à Béjaïa soit c'est le cas contraire, et dans ce cas-là, je serai prêt à partir.
Mais les points perdus face au NAHD et à l'ESS ont dû vous donner des regrets '
Non, parce que face au NAHD, on a perdu bêtement sur une balle arrêtée, et contre Sétif, on avait réalisé un excellent match mais on avait manqué d'agressivité sur Djabou, et c'est ce qui avait permis aux Sétifiens de gagner. Bon ensuite, on s'est repris face à Chlef avec une victoire et un bon nul contre le MCA.
Et quel est votre objectif dans ce championnat alors que la JSMB pointe à la cinquième place à six points du leader '
L'objectif est de rester dans le haut du tableau et puis dans un mois, on verra si on peut jouer le titre ou pas. Entre-temps, on va s'efforcer de glaner un maximum de points.
Et maintenant, c'est la Champions League qui vous attend. Comment s'annonce cette aventure africaine '
Ça s'annonce bien. On ira là-bas pour ramener un bon résultat. L'objectif est de passer ce premier tour parce qu'il y en a deux autres qui nous attendent, et ce sera encore plus difficile. Bon, ce n'est pas impossible mais d'ici là, il faudra que l'équipe prenne une autre dimension en termes de qualité de jeu.
Comment jugez-vous cette formation béjaouie '
Elle a encore des progrès à faire et elle a des lacunes, mais je ne vais pas les dévoiler au grand public.
Quelle note donnerait l'ancien prof que vous êtes à cette JSMB '
Je ne veux pas donner de notes mais je dirais que c'est une élève en progrès et qui peut mieux faire. Disons qu'on est pas mal dans le jeu mais on manque un peu d'efficacité en attaque.
Peut-être qu'avec le retour de Derrag, ce sera réglé '
Pour l'instant, il n'est pas encore apte à jouer tout un match. Il est encore loin de son meilleur niveau.
Et que pensez-vous de Yellemou '
Au début, on ne voulait pas que je le fasse jouer à cause du mauvais temps. On avait peur qu'il se blesse. C'est vrai que c'est un attaquant atypique et longiligne puisqu'il mesure 1m95. Il a un physique de basketteur, et ça vous donne de larges possibilités dans le jeu aérien.
Ne craignez-vous pas que cette Champions League entraîne une grosse fatigue avec les longs déplacements et les changements climatiques '
Oui, mais il faudra s'adapter parce qu'on ne peut pas faire autrement.
Pour conclure, est-il vrai que vous êtes l'un des rares entraîneurs français à avoir réussi à battre le Barça '
Oui, c'était en 2002, lors d'un match amical de préparation. Les Barcelonais étaient en stage à Grenoble sous la houlette de Louis Van Gaal, et il cherchait une rencontre pour clore le stage. Bien sûr, tout le monde nous prédisait une raclée mais finalement, j'ai accepté d'affronter les frères De Boer, Reiziger, Kluivert et compagnie, pour faire plaisir à mes joueurs qui voulaient échanger les maillots avec les «stars» barcelonaises. Au final, on s'était imposé grâce à un but inscrit à la dernière minute.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H B
Source : www.lesoirdalgerie.com