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Aïn Sefra : Promesses non tenues et déception



Remis sur le tapis à chaque sortie médiatique tel un «as» gagnant, voire un cheval de bataille lors des campagnes électorales, tantôt par le ministre de l'Intérieur, tantôt par le chef du gouvernement, et surtout relancé par une déclaration solennelle en grande pompe dans un discours du président de la République lui-même lors de la cérémonie du 5 juillet 2008, le projet du nouveau découpage administratif semble encore une fois renvoyé aux calendes grecques, voire enterré définitivement par le président de la République dernièrement lors du dernier Conseil des ministres (version Sellal), à en croire certaines sources.
Pour la population d'Aïn-Sefra, c'est la déception et elle estime que ce sont des promesses non tenues de la part de nos gouvernants. 28 ans après le découpage administratif de 1984, elle demeure toujours dans l'espoir de voir une injustice réparée, alors que les choses demeurent toujours au même stade. Les Séfraouis qui continuent toujours à revendiquer et à réclamer tous azimuts un droit spolié un certain mai 1984, supplient encore une fois le premier magistrat du pays, afin de rectifier les erreurs de ses prédécesseurs et souhaitent voir réparer et corriger une injustice créée par l'ex-gouvernement Brahimi (Abdelhamid), et dont la responsabilité incombe au premier magistrat d'alors, le défunt Chadli Bendjedid (son ministre de l'Intérieur d'alors M'hamed Yaâla, et hélas le défunt Rabah Bitat, président de l'APN). La population d'Aïn-Sefra estime une réhabilitation de la capitale des monts des ksour, jadis territoire du Sud, telle fut la réhabilitation des glorieux hommes ou des glorieuses villes. Si le remplacement d'El-Asnam par Chlef s'explique par le séisme de 1980, le n° chronologique 45 dédié à la wilaya d'Aïn- Séfra, entre Aïn-Defla 44 et Aïn-Témouchent 46, est passé subitement au profit de Naâma. Les Séfraouis ne sont pas prêts à oublier ce fameux ordre chronologique 44 Aïn-Défla 45 Aïn-Sefra 46 Aïn-Témouchent, qui demeure toujours sous leurs yeux : une preuve concrète d'un droit spolié. Les citoyens d'Aïn-Séfra retiendront le peu de respect accordé à toute une région fer de lance à l'occupant ; une région aussi riche, territoire militaire en 1900, ancêtre et ancienne sous-préfecture importante à la veille de l'indépendance ; une région ayant enfanté Cheikh Bouamama, Med O/Ali, et les valeureux combattants de Novembre, une ville qui, par son passé, a fait la fierté de la nation algérienne, mais malheureusement trahie par son histoire.
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