Outre les malades mentaux, de nombreuses personnes sans domicile fixe vivent dans la rue, hiver comme été.
Seules ou accompagnées de leur progéniture, des femmes font partie du lot, se réfugiant souvent sur les trottoirs avec tous les risques que cela comporte. Cela fait partie du décor quotidien des grands centres urbains, comme c'est le cas pour le chef-lieu de wilaya. Du coup, le phénomène a pris une ampleur telle qu'il s'est banalisé dans l'indifférence générale.
On n'ose pas regarder en face cette grande plaie qui défigure pourtant le paysage urbain et met en danger ces personnes. Mais cela n'empêche pas certains de réclamer plus d'attention pour cette catégorie de citoyens en difficulté et de s'interroger sur le rôle des pouvoirs publics dans ce cas. Pour eux, cette situation est d'autant plus inadmissible que la wilaya vient de bénéficier d'un nouveau centre d'accueil, le premier du genre à voir le jour dans cette région.
D'une capacité d'accueil de 250 lits, cet établissement est géré par la direction de l'action sociale. Il a déjà ouvert ses portes, entraînant la fermeture de l'ancien centre géré par l'APC de Chlef. Il accueille des sans-abris des autres communes et même des wilayas limitrophes. Cependant, les SDF de Chlef occupent toujours les rues de la ville en l'absence d'une prise en charge dans le centre en question. L'hiver approche et il va falloir penser à héberger chaudement ces derniers si l'on veut réellement éviter des drames.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com