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À la découverte d'un patrimoine national



À la découverte d'un patrimoine national
La maison de la culture de la wilaya de Chlef a organisé, du 29 septembre au 2 octobre, les premières journées musicales diwane avec la participation de plusieurs troupes venues de différentes wilayas. Djilali Dahmani, directeur de ladite maison, a expliqué que cette manifestation culturelle, première du genre dans la région, a permis au public local de découvrir ce style musical "qui fait intégralement partie des Gnawa, également issu du patrimoine national et dont la pratique est aujourd'hui entre les mains de certains groupes de jeunes". Et d'ajouter : "Malgré le peu de moyens dont ils disposent, ces derniers essayent tout de même de préserver ce genre musical qui risque de disparaître par manque d'une réelle prise en charge de la part des responsables concernés par le secteur culturel. Et c'est justement dans le but de permettre à ce style de garder sa place et son importance qu'interviennent ces journées musicales diwane, une tradition qui se renouvellera chaque année." Organisé durant quatre jours sous le slogan "De notre patrimoine", le festival a été inauguré par un défilé de l'ensemble des participants qui ont sillonné le centre-ville, jusqu'au siège de la maison de la culture. Les troupes diwane venues de Béchar, de Relizane, d'Adrar et de Tissemsilt, outre les formations musicales locales, dont on cite El-Abtal, El-Atlal de Boukadir, El-Anouar d'Oued Sly, El-Diwane de Chettia, El-Kawakib de Ténès et Alf Leïla oua Leïla de Chlef, ont fait vibrer non seulement la grande salle de la maison de la culture, mais aussi d'autres infrastructures similaires dans plusieurs communes de la wilaya. Pour les familles qui étaient nombreuses à assister aux soirées organisées à cette occasion, le style diwane, ou le gnawi comme préfèrent l'appeler certains, est un genre musical qui les a beaucoup attirées, "car il s'agit d'une musique qui fait partie du patrimoine culturel local bien qu'elle tire ses origines de l'extrême sud du pays, et même de l'Afrique de l'Ouest. Cela nous rappelle les inoubliables rites de Sidi B'lal organisés annuellement pendant les années 60 et 70. Durant 15 jours, les Gnawa venus même de certains pays africains célébraient, une fois par an, le rituel à El-Asnam (Chlef) qui se terminait, à chaque fois, par une gigantesque offrande comme l'exigeait la coutume en égorgeant un taureau, dans une ambiance de fête où se mélangeaient chants et danses gnawis puisés du répertoire riche du diwane africain. Malheureusement tout cela a disparu !". Une exposition de plusieurs instruments de musique et d'habits utilisés par les groupes gnawis a également eu lieu à la salle des expositions de la maison de la culture en marge des soirées. Soulignons que ces journées ont été clôturées par une conférence tenue à la maison de la culture sur l'histoire de la musique diwane avec la participation de plusieurs historiens et des universitaires.A. C.


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