A moins d'un revirement de dernière minute, l'agence de wilaya de la caisse de garantie des marchés publics risque de disparaître à jamais du paysage local. Et pour cause, la direction régionale ouest de cet organisme a adressé à la responsable de ladite agence, le 11 mars dernier, une correspondance dans laquelle elle l'informe que l'antenne en question «sera fermée à partir du 31 mai prochain».
Elle justifie sa décision par des «motifs économiques» et propose aux travailleurs «des emplois au sein de ses services à Oran», à… 200 km de leur lieu de résidence ! «Un délai de huit jours vous est accordé pour vous prononcer sur la question. En cas de refus, vous serez considéré en période d'essai et, donc, il sera fait application du règlement intérieur de la caisse», lit-on dans le document. Cela signifie le licenciement pur et simple des salaires dont le nombre n'a pas été précisé. Le chargé d'études techniques de l'agence de Chlef demande expressément aux autorités de la wilaya d'intervenir pour annuler cette décision. «Nous demandons le maintien de l'établissement pour continuer à soutenir les entreprises de réalisation de sept wilayas. Nous avons actuellement plusieurs demandes de garanties déposées par des opérateurs de la région dans les domaines des travaux publics et de l'hydraulique, notamment», écrit-elle.
LSC
(*) La Caisse de garantie des marchés publics (CGMP) est un organisme d'Etat chargé de faciliter la réalisation des projets d'investissement et toutes commandes publiques initiées par l'Etat et ses démembrements. En application du décret exécutif n° 98-67 du 21 février 1998 portant création, organisation et fonctionnement de cet organisme, la CGMP permet aux entreprises : d'obtenir toutes cautions ou garanties leur permettant de participer à la réalisation des marchés ou commandes publics ; d'obtenir les garanties exigées par les services contractants ; de bénéficier des avances contractuelles destinées à couvrir les dépenses prévues dans le cadre de la réalisation des marchés ou commandes publics ; d'obtenir le paiement de leurs situations et/ou factures lorsque celles-ci n'ont pas été réglées dans les délais réglementaires ; d'obtenir des avances sur situations de travaux avant que le service contractant ne leur reconnaisse des droits à paiement ; de prétendre à des crédits globalisés qui pourraient couvrir de manière indistincte leurs besoins de préfinancement ou de mobilisation de créances lorsqu'elles disposent de portefeuille de marchés ou commandes importants et réguliers conclus avec les services de l'Etat ou ses démembrements ; et de bénéficier de la garantie de l'Institution auprès de leurs banques pour l'obtention de tout crédit ayant pour objet la réalisation d'un marché ou commande public (aval de billets à ordre).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LSC
Source : www.lesoirdalgerie.com