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7 ans de prison pour les banquiers détourneurs de l'argent des comptes clientèles



7 ans de prison pour les banquiers détourneurs de l'argent des comptes clientèles
Le scandale qui a ébranlé la Cnep-Banque, agence de Chlef-centre, en début d'année en cours, a connu son épilogue lundi par la condamnation des principaux accusés dans cette affaire.En effet, il est deux agents exerçant dans cette banque ont été reconnus coupables et condamnés à 7 ans de prison ferme chacun et d'une amende assortie. Trois ans de prison ferme ont été prononcés contre d'autres agents de cette agence pour complicité. Par contre, d'autres accusés ont été relaxés. Rappelons que cette triste réalité du secteur financier algérien et ce qui se passe dans les comptes des clients potentiels remonte au mois de janvier de l'année en cours, quand le pot aux roses a été découvert après qu'un client aie décidé de retirer son pécule déposé au niveau de la Cnep-Banque, agence 501 de Chlef. Le client détenteur de la somme détournée s'est aperçu qu'un important montant ne figurait pas sur le solde qui lui a été remis au moment du retrait de son argent. Il n'en fallut pas plus à ce dernier pour faire part de ce manque à la Cnep puis alerter les services de sécurité. Aussitôt, la machine judiciaire est mise en branle et les investigations menées par les enquêteurs ne tardèrent pas à découvrir l'étendue du détournement qui avoisine les 7 milliards de centimes sur une période n'excédant pas deux mois. Ces opérations de malversations ont été opérées sur les comptes d'une clientèle, principalement des émigrés, dont les comptes enregistraient un faible mouvement. Les investigations menées par les enquêteurs de la brigade économique de la sûreté de wilaya ont permis d'identifier les auteurs de ces détournements au nombre de 13, tous fonctionnaires à la Cnep-Banque. OPGI de Chlef : Les entrepreneurs du bâtiment en colère Les concernés l'ont fait comprendre à leur manière en organisant dernièrement un sit-in devant la direction de wilaya de l'Office de promotion et de gestion immobilière OPGI. Apparemment, les relations entre les chefs d'entreprises chargées de la réalisation de logements avec la direction de l'OPGI sont tendues. Le président du bureau du bureau local de l'union général des entrepreneurs algériens (UGEA), en l'occurrence, M. Meraini Abdelkader, nous explique que «si nous avons opté pour cette action, c'est pour attirer l'attention de monsieur le wali sur la gravité de la situation qui perdure depuis assez longtemps et qui se résume essentiellement aux paiements de nos dus». Notre interlocuteur souligne que «certains opérateurs attendent depuis des mois le versement de leur argent, quand d'autres ont dû s'endetter lourdement pour achever les travaux et par conséquent tenir leurs engagements à l'égard de l'OPGI». Par ailleurs, le président du bureau de l'UGEA souligne que «le problème ne se limite pas uniquement au règlement des situations, mais est également lié aux questions relatives à la réévaluation des projets, alors que la loi donne cette possibilité au chef d'entreprise d'y recourir en cas d'augmentation de prix des matériaux de construction». «C'est le cas aujourd'hui où l'on assiste impuissants à une flambée des prix qui n'épargne aucun secteur». «C'est injuste que les entrepreneurs ont tous eu leurs dus sauf dans les wilayas de Aïn Defla et Chlef. Et pourtant, nous nous sommes plaints auprès de l'ex-wali ; ce dernier a fait la sourde oreille», lance-t-il. Un entrepreneur en colère. Quant au nouveau wali de Chlef, M. Fawzi Benhacine, a récemment déclaré à l'occasion d'une visite d'inspection dans la daïra de Ténès, au vu du retard enregistré par certaines entreprises chargées de réaliser les programmes de construction de logements, qu'«il faut être indulgent à leur encontre d'autant plus que certaines n'ont pas été payés». Cependant, le même responsable a déclaré au microphone d'une chaîne télévisée privée, «nous remercions les entrepreneurs dont les situations remises sont toujours en instance de paiement, et qui continuent à travailler rein que pour achever les projets qui leur ont été confiés». Il faut dire que la crise financière que vit le pays commence à se faire sentir au niveau local et l'OPGI ne peut être tenue pour seule responsable de cette situation. Nonobstant, dans le code des marchés, le temps séparant le dépôt de la situation des travaux de son paiement ne doit pas excéder à un mois, en vain.
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