Le compte à rebours a commencé concernant le mois de Ramadhan et l'ardeur commerciale constatée au niveau des magasins en témoigne, particulièrement ceux spécialisés dans le prêt à porter pour enfants.Ces derniers connaissent depuis quelques jours une affluence nombreuse des parents accompagnés de leurs enfants. Les ruelles de la ville de Chlef sont plus animées la nuit que la journée. Cependant, et en dépit de la diversité de modèles et des marques proposés, les prix exorbitants et inabordables font fuir certains parents chélifiens vers les échoppes, les bazars et les marchés versés dans l'habillement, principalement pour enfants et adolescents. D'autres parents dont les moyens ne suffisent pas pour fréquenter les espaces commerciaux sus-mentionnés se sont dirigé vers les foires saisonnières et la friperie. Pourtant, ce dernier type de commerce est interdit par le gouvernement depuis plus de 3 ans, mais ces pauvres malheureux n'ont pas d'autre alternative pour donner de la joie à leurs enfants durant cette fête religieuse. Au moins 6 000 DA pour habiller un enfant âgé de moins de 6 ans, soit une augmentation de 30 à 40 % comparativement aux autres saisons de l'année. Rencontré dans une échoppe du centre-ville de Chlef, Samir, un jeune papa, a dû débourser 10 000 DA pour vêtir sa progéniture. 6 000 DA pour un ensemble et des chausseurs pour sa fille âgée de 5 ans et 4 000 pour le petit âgé d'à peine 2 ans. Ce n'est pas tout mais si l'on rappelle que la plupart des habits exposés sont «made in China» à des prix fous. Des habits qui ne répondent ni aux goûts des enfants ni d'ailleurs aux moyens des parents. La majorité des enfants auront droit à un habit neuf le jour de l'Aïd, mais comment ' Certains commerçants avouent que de plus en plus, ils accordent des facilités de payement pour les parents n'ayant pas les moyens de payer cash. L'intervention des agents de contrôle de prix et de qualité relevant de la Direction du commerce, s'impose pour lutter contre cette augmentation inexpliquée des prix. Ainsi, cette «mauvaise habitude» des commerçants est devenue une caractéristique conjoncturelle spécifique au mois de Ramadhan. A cet effet, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), représentée par le bureau de Chlef, a imploré et même sollicité les responsables ainsi que les élus locaux pour prendre en charge les familles démunies. Ces dernières dont le nombre s'élève, selon des statistiques officielles, à 51 946 familles à travers toutes les communes de la wilaya, ne pourront pas faire face à cette flambée folle des prix des vêtements de l'Aïd. Dans un rapport dont nous détenons une copie, Kadour Houari a rendu compte de la situation, illustrée par des témoignages des parents et des familles démunies. Celui-ci a été adressé à toutes les autorités compétentes afin d'intervenir et permettre à ces enfants de profiter de la joie de la fête à l'instar d'autres enfants issus des familles aisées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakarya M
Source : www.lnr-dz.com