Angoissant. Le chiffre révélé, hier, par le ministre du Travail sur le nombre d'emplois perdus au titre de l'année 2020 l'est et à plus d'un titre. El Hachemi Djaâboub parle de pas moins de 51000 postes de travail perdus en raison de la fermeture d'usines de montage automobile, de l'arrêt d'activité des concessionnaires de véhicules, ainsi que des importations de produits pour les usines d'assemblage d'appareils électroménagers. Une fermeture nécessaire pour mettre fin aux abus, aux malversations et à la corruption. Mais force est de constater qu'il ne s'agit là que des pertes d'emplois de deux secteurs seulement.Qu'en est-il des autres qui ont été lourdement impactés par la crise sanitaire du Covid-19' Pour le seul secteur du Btph, 3600 entreprises étaient en voie de fermeture en 2020, selon l'Agea, mettant en péril l'emploi de pas moins de 175000 ouvriers. Pour les cafétérias et restaurants, c'est pas moins de 50000 cafétérias et restaurants qui ont été obligés de baisser rideau. C'est dire que le chômage en Algérie a atteint son pic. Le ministre, qui était en déplacement, hier, dans la wilaya de Chlef, a exprimé son regret de «voir certains citoyens posséder du foncier, du capital, de l'expérience, ainsi qu'une volonté d'investir dans leur pays, mais certaines autorités administratives n'y répondent pas». Djaâboub estime-t-il que les maires et les walis et leurs administrations constituent des forces de blocage à la politique d'investissement' Cette critique envers l'administration locale n'est pas une première. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait, lui-même, évoqué une «contre-révolution» qui vise à paralyser le pays avant d'annoncer le lancement, «sans relâche», d'une guerre contre les pratiques bureaucratiques dans tous les domaines «car nous avons constaté l'indifférence et la bureaucratie au niveau local». Son Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a confirmé cet état de fait en déclarant que «des bureaucrates entravent la mise en oeuvre du programme du président de la République et du programme du gouvernement». Pour éradiquer ces pratiques qui bloquent le changement, El Hachemi Djaâboub a promis que ses services ministériels travailleraient pour supprimer «ces obstacles et encourager les investissements». Il a indiqué que le développement économique nécessite la participation de tous, à tous les niveaux; afin de contribuer à la création d'emplois, notamment l'emploi des jeunes et des nouveaux diplômés universitaires. S'agissant du processus d'intégration des titulaires de contrats de pré-emploi, le ministre du Travail a révélé que 3700 jeunes ont été intégrés à des postes de travail permanents et ce, au cours des trois derniers mois. Le nombre de jeunes intégrés est passé de 20000 postes en octobre dernier, à 57000 postes, selon les dernières, statistiques. Concernant le processus d'intégration des titulaires de contrats de pré-emploi, le premier responsable du secteur a fait savoir que l'opération se poursuit dans de bonnes conditions.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hasna YACOUB
Source : www.lexpressiondz.com