Lors d'une journée d'information, les responsables du bureau de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA) et des Scouts musulmans algériens, organisée au CCI de Chlef, ont fait savoir que l'opération de rapatriement des immigrés clandestins originaires des pays du Sahel a coûté cher à l'Algérie tant matériellement que financièrement.L'opération, indique-t-on, a touché 489 ressortissants qui avaient séjourné durant des périodes plus ou moins longues dans les différentes agglomérations de la wilaya de Chlef.
Ces ressortissants étrangers révèle-t-on, «se livraient à la mendicité, occupant anarchiquement des lieux publics et se sont même rendus coupables de vols et d'agressions». Il a été remarqué que si l'opération a été menée dans le respect des lois et de la dignité humaine, et que tous ces migrants ont été reconduits aux frontières, l'opération n'est pas pour autant close et le dossier reste ouvert, fait-on savoir. En effet, on note que durant leurs séjours, des enfants de ces immigrés sont nés sur le sol algérien et s'ils n'ont pas été enregistrés sur les registres de l'état civil, ils ont quand même été enregistrés au niveau des services administratifs et sécuritaires et, par conséquent, le règlement de la question juridique demeure. Rappelons que cette décision de rapatriement fait suite à une décision gouvernementale et a concerné tout le flux des immigrés clandestins que le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, avait confirmé lors d'une conférence de presse à la mi-avril 2018 : «Nous continuerons d'organiser le rapatriement des immigrants clandestins en concertation avec leurs pays d'origine.»
En appui de la déclaration du Premier ministre, M. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, avait déclaré quelques jours plus tard que «l'Algérie, à l'instar de beaucoup de pays, y compris des pays européens, prend des mesures».
Et d'ajouter : «Ces mesures sont devenues urgentes parce que derrière ces flux massifs de migrants subsahariens, il y a des réseaux très organisés qui entretiennent et qui facilitent ce genre de trafic d'humains. La lutte contre l'immigration clandestine est notre droit le plus absolu», en faisant valoir avec insistance : «Notre obligation en tant qu'Etat est de préserver la souveraineté et la sécurité nationales de l'Algérie.»
Karim O.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim O
Source : www.lesoirdalgerie.com