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13 changements d'entraîneur en 13 journées de championnat



13 changements d'entraîneur en 13 journées de championnat
Le pauvre football algérien ferait son entrée dans le Guinness Book sans la moindre embûche ou contestation tellement il n'aurait pas de concurrent à ce niveau. C'est une véritable hécatombe qui frappe les techniciens du ballon rond. Voici pourquoi le dernier coach franco-italien Diego Garzitto qui, après avoir tenu 13 matchs, a été remplacé à pied levé par l'homme à qui, il a succédé Roger Lemerre. Le Français qui devait être remplacé par son compatriote Michel Hidalgo, serait le 30e entraîneur à faire les frais de la versatilité de ses dirigeants. Il se murmure déjà que d'autres collègues à lui pourraient rejoindre prochainement le cortège funèbre. Il s'agit, déjà, de deux autres techniciens, Michel Angel Gamondi au CRB et Boualem Charef de l'USMH qui pourraient faire les frais de la Bronca des supporters, ils peuvent ne pas être maintenus après la trêve et on atteindrait le chiffre de 12 clubs, soit 75%, qui n'auraient plus le même entraîneur après la trêve. A quelques bornes de la fin du championnat, c'est donc une hécatombe pour les techniciens du football algérien. La faute incombe à une compétition sans véritable hiérarchie, où les clubs à gros budget ne parviennent pas à tenir leur rang face aux écuries les plus modestes, s'attirant les foudres de leurs légions de supporters et mettant les nerfs de leurs généreux actionnaires à rude épreuve. Les clubs en proie à des problèmes financiers et la furia de leurs supporters, comptent, désormais, sur le fameux «choc psychologique» pour sauver leur saison. Dans le cas contraire, il faudra bien, un jour ou l'autre, régler le compte du coach pour faire taire les ultras. Nous ne sommes qu'à mi-chemin du parcours cahoteux du championnat national de football que déjà des voix s'élèvent pour remettre en question les choix de tel ou tel entraîneur. Le monde du sport roi est ainsi fait : le meilleur entraîneur du monde, entendez celui qui a disposé, à une époque ou à une autre, de joueurs d'exception, doit s'attendre à être cruellement remis en cause dès que le vent tourne. Les seuls techniciens qui ne semblent pas menacés sont Azzedine Aït Djoudi de la JSK, Si Tahar Cherif El Ouazzani du RC Arbaâ et Mezaine Ighil de l'ASO Chlef dont les résultats plaident en leur faveur depuis le début de saison. Concernant la préparation de nos équipes, nous le constatons, à une ou deux exceptions près, n'a pas été à la mesure de l'attente. Le rythme du jeu n'a pas conquis les c?urs et les joueurs ne paraissent pas encore en état de donner le plus qu'on attend d'eux. C'est à se demander de quelle manière est perçue la préparation de l'intersaison qui revient d'année en année de plus en plus chère avec la mode des «stages» à l'étranger. En l'état actuel des choses, s'agit-il de choix stratégiques, de conceptions dont on n'a pas encore saisi l'objectif ou d'absence de communication entre les joueurs et leurs entraîneurs ' Des questions qu'on a commencé à se poser et qui renferment le détonateur de la crise, des crises en gestation par lesquelles passent les techniciens opérant au sein des clubs. Les mauvaises passes des équipes du championnat de Ligue1 sont imputées aux entraîneurs qui sautent dès la moindre effervescence dans la rue, et la valse continue. Les techniciens sont devenus, par la force des choses, les boucs émissaires des responsables des clubs pour sauver leurs têtes et calmer les ardeurs des supporters. Ce qui surprend davantage dans cette marmelade et qui rassure surtout ces entraîneurs limogés après quelques matchs de championnat, c'est qu'ils ne chômeront pas pour autant et pas pour longtemps et trouveront toujours des clubs preneurs avec une meilleure offre. Au final, ce sont toujours presque les mêmes qui tournent dans le giron de notre football malade, de ses dirigeants, de ces gérants, de ses présidents, et de sa valse des entraîneurs, voire désormais de son désordre habituel. Et la vie continue.Y. B.


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