Les agriculteurs de la wilaya de Boumerdès se disent très préoccupés quant au nouveau régime d'imposition fiscale. Ils dénoncent l'attitude des impôts, qui leur ont adressé récemment des mises en demeure pour non-paiement de taxes depuis 2013.Ainsi, des éleveurs de bétail et des producteurs de produits laitiers, de céréales et de légumes secs se demandent sur quelle base sont calculées leurs redevances fiscales. «Au moment où l'on a besoin de soutien, on nous oblige à payer des taxes qui ne sont mentionnées dans aucun texte de loi. Cela ne se passe que dans notre wilaya.
On nous demande de justifier le bilan de nos activités des cinq dernières années, alors qu'on est exonérés de toutes les taxes», expliquent certains paysans.
Selon ces derniers, cette mesure a incité des centaines de leurs collègues à se retirer de la Chambre d'agriculture. Les citoyens se sont également plaints du retard dans la délivrance des contrats de concession et du pourcentage élevé des retenues sociales effectuées par la Casnos.
Ces inquiétudes ont été exprimées au cours d'une rencontre tenue à la maison de la culture Rachid Mimouni, en présence du secrétaire général de l'UNPA, Alioui Mohamed, du président de la Chambre des agriculteurs et de la directrice locale des services agricoles.
En réponse, M. Alioui a expliqué que l'impôt en question ne concerne que l'IRG et qu'il est fait exception aux fellahs de l'agriculture de montagne de s'en acquitter durant les dix premières années de leur exercice. Quant au problème du retard des contrats de concession, il en a minimisé l'importance, en reconnaissant que toutes les wilayas du pays connaissent la même situation «en raison du temps nécessaire aux commissions de wilaya de se réunir pour établir les actes après avoir mesuré les superficies concernées».
Enfin, les cotisations sociales auprès de la Casnos ont été présentées comme une opération «dans l'intérêt des agriculteurs qui pourront bénéficier à leur retraite d'une pension honorable qui sera calculée sur la base des meilleures cotisations».
Au vu du manque d'informations à ce sujet, il a été convenu que la Caisse nationale des non-salariés organise des journées portes ouvertes pour apporter les éclaircissements nécessaires permettant une meilleure adhésion des agriculteurs à ce régime social. Toutefois, d'autres problèmes n'ont pas été abordés, dont celui de l'irrigation des terres agricoles.
L'été dernier, des dépassements ont eu lieu: certains paysans, après l'assèchement ou la pollution de leurs puits, se sont tournés vers les eaux usées pour pallier l'insuffisance du liquide vital. Au-delà de la répression des mis en cause, les autorités publiques n'ont pas fait grand-chose pour assurer des ressources hydriques indispensables à l'irrigation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar Hachemane
Source : www.elwatan.com