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Wilaya de Boumerdès



Wilaya de Boumerdès
Les artisans sont confrontés aux tracasseries bureaucratiques et au manque chronique des matières premières.Les artisans et les propriétaires des petites entreprises sont confrontés à de nombreux problèmes dans la wilaya de Boumerdès. C'est ce que révèlent quelques artisans interrogés lors du dernier salon des métiers artisanaux tenu la semaine dernière à la maison de la culture Rachid Mimouni. Toute activité artisanale dépend de la disponibilité de la matière première sur le marché. Ce qui n'est plus le cas pour de nombreux produits, à l'instar du verre.La matière première vient de l'importation. «Auparavant, pour faciliter la tâche aux artisans, il y a un organisme qui est le Comptoir de l'artisan. Il permettait de s'approvisionner en matière première d'une manière correcte. Sauf qu'il a été dissout, alors qu'il fonctionne toujours chez nos voisins tunisiens et marocains. Nous sommes condamnés à passer par la banque, les douanes et un tas de tracasseries administratives pour importer la matière première.C'est une perte de temps et d'argent», déplore un artisan souffleur de verre à Boumerdès. Néanmoins, notre interlocuteur garde toujours l'espoir que les choses aillent mieux à l'avenir, notamment avec «la nouvelle politique qui vise à promouvoir le produit national». L'on souligne également le manque de coordination entre les différents services administratifs, notamment ceux du Commerce et de l'Industrie. «J'ai proposé le nom commercial de mon produit au niveau du Centre national du registre du commerce (CNRC). Il a été approuvé.Je me suis lancé dans mon activité avec une forte production. Sauf qu'au niveau de l'Institut algérien de la propriété industrielle, je me suis aperçu qu'une autre entreprise possède la même dénomination que celle de mon produit, comme marque déposée», dira un jeune propriétaire d'une entreprise de détergents.Un autre parcours et d'autres démarches administratives s'annoncent pour le jeune entrepreneur. «Je suis dans l'obligation de tout refaire. Des dépenses et un retard de plus. Je dois changer le nom de mon produit ainsi que toutes les étiquettes d'une valeur de plus de 50 millions de centimes», tonne-t-il. Avoir un local ou un atelier fixe n'est pas une mission facile pour un artisan. C'est ce que révèle une potière de la ville de Bordj-Menaïel venue exposer ses créations de poterie. «J'ai un projet pour l'extension de mon activité artisanale, mais je n'ai plus de local pour cela. Je travaille dans la cour de ma maison, c'est insuffisant.J'ai déposé une demande pour un local au niveau de l'APC de Bordj-Menaïel, j'attends toujours une réponse», dira-t-elle. Les problèmes touchent aussi d'autres professions. C'est le cas des apiculteurs. «Nous produisons les meilleures qualités de miel. Nous avons la volonté de travailler et de produire encore plus, mais la volonté à elle seule ne suffit pas. Pour avoir un crédit bancaire, on nous demande de fournir un acte de propriété, alors que la majorité des apiculteurs ne l'ont pas», déplore un citoyen qui passe la moitié de son temps avec les abeilles.


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