Boumerdès - A la une

Vulgariser les produits locaux

Pas moins de 50 opérateurs économiques versés dans plusieurs domaines d'activité ont pris part à la première édition du salon dédié à l'exportation, qui s'est tenu du 19 au 21 de ce mois d'octobre à Boumerdès.L'événement s'est fixé comme objectif, selon Raouf Bouhbila, président du bureau de wilaya de la Confédération algérienne du patronat (CAP), de mettre en avant les capacités et les moyens humains et matériels dont dispose l'Algérie en matière d'exportation, d'encourager et d'accompagner les différents opérateurs économiques à aller vers l'exportation du produit national, en vue de pénétrer le marché africain et européen.
L'organisation de cette manifestation tend également, selon lui, à ?uvrer à la sélection d'opérateurs, à l'échange d'expertises et à la recherche de mécanismes d'allègement et d'enlèvement des obstacles et difficultés auxquels sont confrontés les opérateurs en matière d'exportation.
"Le salon a été également l'occasion pour ces opérateurs de faire l'exposé des contraintes et des problèmes auxquels ils sont confrontés dans ce cadre", a précisé ce représentant du patronat, qui a affirmé que ces opérateurs sont confrontés actuellement au problème de commercialisation de leurs produits.
"L'issue est d'aller vers l'exportation, surtout que les pouvoirs publics affichent la volonté d'aller vers le marché extérieur et de booster les exportations. Le marché national est à l'arrêt, car ces entreprises peinent à écouler leur production. Une situation qui a été accentuée par la crise sanitaire qui perdure depuis deux ans", a déploré Raouf Bouhbila.
Outre les ateliers qui ont ponctué ce salon et les négociations bilatérales, une journée d'étude portant sur les modalités qui régissent les échanges commerciaux et les différentes exportations a été animée par des universitaires et des experts dans le domaine.
Oubaya Malika, professeure de droit à l'université de Tizi Ouzou et communicante lors de cette journée, a rappelé que le principe de libre-échange auquel l'Algérie adhère est confronté à un autre principe, celui qui contraint l'Etat à l'obligation de prendre toutes les mesures pour protéger l'économie nationale.
"L'ouverture vers le marché extérieur ne signifie aucunement la seule satisfaction des opérateurs économiques. Elle doit au contraire apporter un plus à l'économie nationale car elle influe directement sur la balance des paiements", a-t-elle insisté, soulignant que, "pour cela, l'Etat doit mettre des garde-fous et baliser le terrain. Les autorisations d'importation ou d'exportation ne constituent pas en soi un frein, mais une exception qui ne doit pas influer sur la liberté d'exporter".
Et de noter toutefois que "l'Etat, par ailleurs, ne doit pas faire de discrimination dans la délivrance de ces autorisations, mais garantir une concurrence loyale et donner les mêmes chances à tous les opérateurs, qu'ils soient nationaux ou étrangers. Pour réussir ce pari, l'Etat dans sa politique d'organisation du commerce extérieur doit impérativement se conformer à deux principes, à savoir le respect du libre-échange et celui d'en être le garant".
Organisé conjointement entre la direction du commerce et le bureau de wilaya de la Confédération algérienne du patronat (CAP), en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Sahel, du Centre arabo-africain d'investissement et du Forum algérien de l'importation et d'exportation, ce carrefour économique est le premier du genre au niveau national.

Aziz BOUCEBHA
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