
La localité de Timezrit est située sur le flanc d'une montagne, dont le chef-lieu de wilaya est Boumerdés. Timezrit signifie «le regard» et n'a pas empeché Madani Fouatih Abderahmane, premier responsable de la wilaya d'entreprendre une virée d'inspection et de travail, un regard sur la commune du regard, qui se trouve perchée à plus de mille mètres d'altitude.Le wali s'est retrouvé face à une population vivant avec un manque criant de commodités de vie, une population exaspérée par les difficultés de la vie. C'est une localité à vocation agricole et touristique qui souffre du manque de développement et qui ne dispose pas du minimum vital puisque les habitants se sentent totalement abandonnés par les pouvoirs publics. Le froid, la pluie et la neige qui n'a pas cessé de tomber n'ont pas empêché Madani fouatih Abderahmane d'accomplir son travail de commis de l'Etat et où les notables étaient massés pour l' accueillir convenablement. «Nous vous attendions pour vous exposer nos problèmes et nos souffrances», lançait d'une seule voix un groupe de citoyens dès qu'il mit pied à terre au chef lieu-communal. Et au wali de répondre : «Je ne suis pas là pour m'amuser, mais plutôt pour faire accélérer la réalisation des multiples projets.» La preuve le wali a dû se rendre compte des difficultés des automobilistes pour rejoindre, ce hameau situé sur le flanc sud de la ville de Bordj-Menaiel et qui éprouvent toutes les peines du monde à rejoindre leurs habitations à cause de la route qui est dans un état de dégradation avancé et qui se rétrécit au fur et à mesure que l'on avance et devient par moments impraticables, heureusement que les passagers oublient leurs peines par la fascination du décor en admirant le paysage paradisiaque qui s'offre à eux. Que ce soit en période hivernale qu'en période printanière. Quelle beauté magique que nous offre le sommet de Timezrit : de la verdure rien que la verdure mais par cette période hivernale, la neige, rien que la neige, un burnous blanc. Le wali de Boumerdès a constaté de visu la situation qui prévaut dans cette commune et tout de suite, il est rentré dans le vif du sujet où il est parti contrôlé le service biométrie et où aucune faille ou insuffisance n'a été signalée au niveau du service d'état civil et ou les agents font des efforts pour la délivrance des documents administratifs dans un délai raisonnable, ce qui n'est pas le cas, néanmoins, d'autres institutions et structures, objets de cette visite de travail. La Polyclinique municipale, toujours au chef-lieu communal, ne dispose d'aucun service spécialisé y compris celui de la maternité. Et dire que les structures sanitaires étatiques ou privées sont distantes d'au moins trente kilomètres. La population a tenu à le préciser au wali car ils fustigent à ce propos les instances concernées qui n'ont rien fait pour reconstruire leur ancienne structure de maternité détruite en 1994, à la suite d'un attentat à la bombe artisanale planifiée par un groupe terroriste. «Monsieur le wali, la maternité est d'une grande importance pour nous, lorsque nos femmes accouchent, on éprouve beaucoup de difficultés pour rejoindre soit Thénia, soit Bordj-Ménaiel», affirme un citoyen. Un autre avance : «Nous n'avons pas de stade de football, ni d'aires sportives», puis un autre ajoute : «nous n'avons pas d'eau, vous croyez que c'est une vie '» Et justement sur ce point, le commis de l'Etat avait donné des instructions fermes aux services de l'ADE pour accélérer la cadence des travaux de réalisation du projet de dessalement d'eau de mer à partir de Cap ?Djinet, c'est l'un des problèmes à régler d'urgence. La seule satisfaction, c'est l ?état d'avancement de la construction du lycée. Timezrit est une commune qui n'est pas toujours pas dotée d'infrastructures de base, le secteur de la santé publique est en souffrance. Chez les habitants de cette localité, ce n'est que colère, indignation et exaspération, car ils pensent qu'en 2017, ils pensent que rien n'a bougé. Une situation qui nous laisse penser qu'à Timezrit, le temps s'est arrêté depuis des lustres. Tout le monde est inquiet par cette situation qui s'aggrave de jour en jour. Car quand on est propriétaires d'un lopin de terre sur les hauteurs de la commune de Timezrit, l'oisiveté prend toute sa grandeur et le mot loisir au pluriel ou au singulier n'a aucune place ni sens dans le vocabulaire local.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouider Djouab
Source : www.lnr-dz.com