
Le ministre de la culture Azzedine Mihoubi s'est déplacé jeudi dans la wilaya de Boumerdès pour visiter quelques infrastructures de son département.Il a, certes, parlé cinéma et théâtre mais il a évité un sujet qui fâche. En l'occurrence, le ministre ne s'est pas rendu à Dellys pour s'enquérir de la situation de La Casbah où il est attendu pour donner une perspective à la réhabilitation à ce symbole de l'histoire du pays. La Casbah de Dellys – dont la construction a été lancée, selon un spécialiste, par le prince d'Almeria (Espagne), Mouaà'zi Adaoula Banou Samadah, en 1068 bien avant celle d'Alger —se dégrade de plus en plus.Lors des dernières intempéries, un pan entier d'une très vieille bâtisse (Lakdhar) s'est effondré alors que le programme de réhabilitation de ce patrimoine culturel est, au grand dam de la société civile locale, totalement à l'arrêt. Les pouvoirs publics ont réhabilité quelques vestiges notamment la mosquée Sidi L'Harfi, une moussala et une école coranique mais le reste continue à perdre de sa valeur historique et culturelle.Après le séisme de 2003, les autorités locales et régionales ont fait quelques travaux sommaires pour protéger les murs de quelques maisons et puis plus rien. D'aucuns rétorqueront sûrement que La Casbah de Dellys est classée par décret exécutif et qu'une étude de réhabilitation est achevée. Mais à quoi serviront une classification et une étude pour l'antique ville qui, si rien n'est fait, finira par disparaitre sous ses propres décombres?'Il est vrai que les pouvoirs publics sont confrontés au dilemme de la nature juridique des anciennes maisons, d'où la nécessité de prise de décisions audacieuses pour dépasser cette difficulté.C'est à ce niveau que le représentant du gouvernement est attendu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com