La machine s'enclenche dès vendredi en fin de journée pour atteindre sa vitesse de croisière samedi matin. Tout se règle avant la mi-journée. Des centaines de millions changent de poches. Il est même question de milliards.Le marché de véhicules de Tidjelabine, créé en 1985, est une bénédiction. Cette commune montagnarde du centre de la wilaya de Boumerdès, rapporte 17,5 milliards chaque année.
Après des errements suspects des élus locaux, certains ont mis leurs éléments pour encaisser des sommes faramineuses, l'Assemblée communale a fini par le mettre en adjudication. Les 17,5 milliards sont la partie visible de l'iceberg, puisque c'est le coût de l'adjudication. Il y a la partie invisible qui concerne notamment la vente de véhicules, le commerce informel et les restaurateurs dont l'hygiène laisse à désirer, voire douteuse. Personne ne s'aventure à imposer un quelconque contrôle dans cette jungle. Le commerce de véhicules est régi par un code imposé par les « smasrias ». Ces derniers veillent, plus au moins, sur la sécurité. L'insécurité n'est, en effet, pas bonne pour leurs affaires. L'adjudicateur, quant à lui, se contente d'installer ses vigiles à chaque entrée pour encaisser 1.500 dinars par véhicule mis en vente. Il y a également les parkingueurs qui s'emparent, chaque samedi, des accotements de la RN5 et empochent leur part du gâteau. 200 dinars par véhicule et malheur à celui qui refuse de payer le stationnement sur la voie publique.
Cette anarchie handicape sérieusement chaque semaine la circulation routière. D'énormes bouchons se forment sur les deux voies de la route, chaque fin de semaine sur cette partie de la région. Certains se sont emparés des terrains des EAC pour les transformer en parkings.
Durant la décennie noire, il a été fortement question de trafic de certificats de possession qui auraient abouti à l'établissement, avec la complicité des agents de l'Etat, d'actes de propriété. Ceci est un autre dossier que les autorités sécuritaires et judiciaires refusent, pour l'heure, d'ouvrir.
Le commerce de pièces détachées n'est pas transparent. Entre les pièces défectueuses ou non conformes, voire dangereuses pour les automobilistes, importées clandestinement et celles provenant des véhicules volés, le client ne sait plus à quel saint se vouer. Tout le monde à Boumerdès se pose la question : à qui appartiennent les dizaines d'hectares occupés par les ferrailleurs ' Pour sa part, la mairie a en perspective un projet de réhabilitation de ce marché avec la construction de diverses infrastructures de prestations et des parcs de stationnement.
Comme le marché est désert en dehors des samedis, il devient une décharge à ordures. Il est question d'attirer d'autres activités comme le commerce du bétail.
L'ancien wali qui avait pris connaissance de ce projet s'était engagé à apporter son aide financière, cependant les travaux tardent à démarrer.
Abachi L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com