Boumerdes - A la une

Une localité de mal en pis !



Une localité de mal en pis !
Les élus locaux de la localité de Bordj-Ménaiel, les élus de l'Assemblée populaire de wilaya, les députés de l'Assemblée populaire nationale censés représenter les intérêts de leur Région, de la wilaya de Boumerdès et de l'Algérie tout entière doivent se rappeler des sacrifices consentis par leurs aînés pour libérer le pays du joug colonial ; et ce n'est pas seulement observer une minute de silence ou hisser le drapeau national à chaque commémoration d'une fête nationale et puis plus rien.......Il faut travailler, être à l'écoute des citoyens, sortir la région et de la commune de l'isolement, donner un meilleur cadre de vie aux concitoyens qui les ont élus et c'est de cette manière qu'ils peuvent rendre le meilleur des hommages aux architectes du congrès de la Soummam qui, eux, ont donné leurs vies pour que nous, leurs enfants, vivions libres et indépendants. Les années passent et se ressemblent dans la localité de Bordj-Ménaiel, une commune qui n'arrive pas à sortir la tête de l'eau en matière de développement et le bout du tunnel n'est pas pour demain étant donné que les manques sont nombreux à travers tout le territoire de la localité de la ville des Coquelicots.Ce sont des hommes intègres qui ramènent le changement malheureusement ce n'est pas le cas actuellement étant donné que c'est toujours les médiocres qui aspirent à des postes stratégiques, ils ne reculent devant rien pour faire partie des listes électorales. Les espoirs suscités après les nombreuses élections locales de wilayas et autres qui se sont succédé depuis 1967 ont plébiscité de nombreux candidats qui n'ont pas fait long feu et qui n'ont jamais réussi à satisfaire la population qui les a élus.Il n'empêche qu'ils veulent revenir. La preuve est qu'il existe des gens qui font partie de l'APC depuis plus de quarante ans et qui sont toujours là. Ils s'accrochent et se préparent même pour les prochaines échéances... Incroyable mais vrai ! Bordj-Ménaiel est devenue un véritable «carnaval fi dechra» pour la simple raison que c'est une «localité» qui n'offre plus rien, alors que ses besoins sont énormes face à des moyens insuffisants, pour satisfaire l'ensemble des demandes de la population. La commune a besoin d'un véritable plan pour assurer son développement, alors qu'elle totalise plus de 120 000 âmes réparties sur plusieurs villages et hameaux.Elle a, en effet, besoin d'une attention particulière pour récupérer le cumul de retard enregistré depuis l'indépendance. Un retard de 100 ans comme l'affirment les citoyens de la localité de la ville des Coquelicots qui n'arrivent plus à comprendre et à supporter tout le retard constaté et ce, àtous les niveaux.Et dire que la région a versé un lourd tribut durant la guerre de Libération nationale et ils sont nombreux les chahids qui ont offert leurs vies pour voir l'Algérie libre et indépendante. Aujourd'hui, rien n'est plus comme avant, les Ménaïlis ont perdu leurs repères, surtout les jeunes.Ces derniers, livrés à eux-mêmes, veulent le changement, et aspirent à mieux, eux qui souffrent de beaucoup de maux en raison du manque cruel en infrastructures culturelles, sportives, économiques, sociales et surtout au problème du chômage qui n'épargne personne. Les jeunes sont plongés dans l'ennui, l'oisiveté et divers dangers qui les guettent, d'ailleurs les infrastructures sportives et culturelles sont rares, voire inexistantes dans la localité de Bordj-Ménaiel. Ce qui pousse la jeunesse à la débauche.Bordj-Ménaiel qu'on a toujours qualifié de ville coquette, charmante et accueillante, voit son cadre de vie se dégrader progressivement ces dernières années surtout au centre-ville, où le souvenir du séisme du 21 mai 2003 est toujours présent avec des demeures (maisons) en ruine.Cela vous donne la nausée non seulement aux visiteurs mais aussi aux natifs de la ville. Il s'agit là d'un problème sérieux qui mérite plus de considération par les autorités locales de la wilaya et surtout du wali qui en est le premier magistrat de Boumerdès.Les autorités sont-elles dépassées ' Manquent-elles de fonds avec le Takachouf. Cependant, le malheur est toujours présent et visible avec les bâtisses, les maisons toujours délabrées, fissurées et certaines à moitié effondrées qui offrent une image désolante et entretiennent en permanence la tristesse et la douleur vécues, nous rappelant les êtres chers qui nous ont quittés suite au tremblement de terre. Une catastrophe inoubliable pour tout le monde, il n'y a pas une famille qui n'a pas perdu un membre de sa famille.Les autorités restent insensibles au marasme de la population, les autorités de la wilaya, les responsables du gouvernement doivent impérativement se pencher sur le sort de ses habitants qui sont désemparés car la situation que vivent les citoyens de cette localité n'est pas réjouissante.Aujourd'hui, la ville du Quinze et demi souffre le martyre, laissée pour compte et accuse un retard dans tous les domaines : social, culturel, sportif, économique et commercial, et manque aussi d'infrastructures de base. Les responsables de l'administration de la wilaya de Boumerdès font tout pour bloquer les citoyens désireux de créer des activités commerciales.La bureaucratie est toujours présente, trop sévère même et les commerçants ne savent plus à quel saint se vouer. De quel droit un maire, un chef de daïra, un directeur de l'exécutif de la wilaya refusent-ils d'accorder des audiences aux citoyens ' C'est grave ce qui se passe dans notre pays.Où allons- nous avec cette situation' Et c'est la raison qui pousse les citoyens à fermer les routes afin de se faire entendre. Une situation dramatique, incompréhensible, intolérable, il faut mettre un terme à cela.
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