Boumerdes - A la une

Un fiasco à grande échelle



Un fiasco à grande échelle
Des centaines de commerces n'ont pas été attribués faute de raccordement au réseau électrique, d'aménagement et d'assainissement.Le projet des locaux à caractère professionnel, plus connu sous le nom de locaux du président de la République, est qualifié de fiasco par le premier magistrat de la wilaya. Comptant 3200 unités, dont plus de 600 en bois, le projet traîne depuis 2006, année de son inscription. En effet, depuis les choix de terrains et le lancement des travaux de construction en 2007, 1975 locaux ont été édifiés et en partie attribués.Toutefois, la quasi-totalité des ces locaux n'est pas entrée en exploitation pour diverses raisons. Lors du dernier conseil de wilaya, tenu début février, le DUC et les présidents d'APC ont détaillé les causes de cet état de fait. Le manque d'électrification, l'absence d'accès, d'aménagement, d'assainissement et de sécurité sont les principaux hics qui freinent cet investissement public, qui a coûté des sommes importantes au Trésor public.Les appels répétés lancés en direction de Sonelgaz et des communes bénéficiaires afin qu'elles apprêtent les locaux et les rendent exploitables sont restés lettre morte. L'éloignement de ces locaux par rapport aux points d'alimentation en énergie électrique est évoqué par le fournisseur public d'électricité. Les maires, pour leur part, continuent à se dérober derrière l'insuffisance de crédits dégagés à cet effet. Bref, dix ans après son lancement, le projet de ces locaux à caractère professionnel continue de faire du surplace, sans réussir à extirper la population des artisans ciblée de sa misère.Et faute de solutions viables, les autorités recourent actuellement à des palliatifs pour ne pas laisser ces locaux inoccupés. Des palliatifs qui ne sont pas toujours en harmonie avec la réglementation. A titre d'illustration, plusieurs locaux en dur dans les communes d'Oued Seguen et de Zeghaia seront transformés en salles de soins ou en cliniques de proximité.Les demandes formulées en ce sens par les maires de ces deux communes ont été acceptées par le wali. Voulant en finir avec ce dossier, le wali, Djamel Eddine Khanfar, a, par ailleurs, défendu l'idée de démonter tous les locaux en bois qui ne sont pas occupés et, «soit de les envoyer aux sinistrés de Boumerdès, soit de les conserver dans un endroit abrité pour les préserver des aléas climatiques et des actes de vandalisme».
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