Boumerdes - A la une

SOIT DIT EN PASSANT



SOIT DIT EN PASSANT
Par Malika Boussouf[email protected]/* */Il est des jours comme ça où la traque des non-jeûneurs terminée, en même temps que la fin du Ramadhan, on se dit que les policiers pourront se remettre, enfin, au boulot et revoir leurs objectifs autrement. Réorienter leurs intérêts, par exemple, en direction des délinquants qui courent les rues impunément et plus qu'ils ne devraient. Des policiers qui ne devraient se préoccuper que de la protection du citoyen et des agressions qu'il subit au quotidien.Quelqu'un pourrait-il nous dire pourquoi, à l'issue de ce mois de jeûne, censé nous avoir recentrés sur les choses utiles, beaucoup évoquent un sévère retour de bâton sur les couples qui ne disposent pas de livret de famille ' Quand, ailleurs, rien ne freine l'épanouissement individuel, que les activités culturelles sont là pour signifier qu'il n'est pas question de céder à la terreur obscurantiste que l'on devine en escalade quand on n'en fait pas les frais, les Algériens, eux, découvrent, ou se voient reprocher, une nouvelle atteinte à l'Islam, aux bonnes mœurs et à la morale.Mettre le souk, dans l'organisation sociale ambiante, est devenu courant. Et même si en réaction à cette violence, une autre se fait entendre, verbale et anonyme sur les réseaux sociaux, le problème reste en l'Etat. Lorsque des jeunes filles, de Boumerdès, racontent comment des hommes les ont empêchées d'accéder à la plage et mis un terme à leur balade nocturne parce qu'elles n'étaient pas accompagnées par un mâle de leur famille, elles n'ont pas été encouragées plus que cela à dénoncer l'affaire ou à se plaindre. Et elles ont avoué ne pas savoir à qui s'en remettre, convaincues qu'au commissariat, la police a abandonné sa mission, voire le terrain de la légalité pour se ranger aux côtés des redresseurs de torts. Nous voilà donc réduits à nous demander comment survivre au cœur d'une époque qui conteste un mode de vie et rompt avec ce qui avance au profit de ce qui enterre les rêves. Gratter là où ça fait mal, mais voir quand même le verre à moitié plein, c'est le plus important. Portez-vous bien, amis lecteurs. Je m'absente quelques jours. Le temps de souffler un peu.
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