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SIÈGE APC INCENDIE, MOBILIER PUBLIC DETRUIT ET ROCADE FERMEE Après la tempête neigeuse, la tempête sociale à Boumerdès



SIÈGE APC INCENDIE, MOBILIER PUBLIC DETRUIT ET ROCADE FERMEE Après la tempête neigeuse, la tempête sociale à Boumerdès
Des localités toujours en isolement, des milliers de foyers sans électricité, pénuries de gaz butane, de pain, coupures d'eau, réseaux téléphoniques en panne. Telle était hier, la situation dans la wilaya de Boumerdès.
Des citoyens protestent contre la lenteur des autorités locales à intervenir pour les faire sortir de leur isolement ou rétablir les différents réseaux de services publics liés à la vie quotidienne des populations. Certains protestataires ferment la route (RN24 et la nouvelle rocade) d'autres comme ceux de la commune de Kherrouba ont saccagé le siège de l'APC. En effet, avant-hier, vers 21 heures 30, des dizaines de jeunes de cette localité de 11 000 habitants, distante de Boudouaou de 8 kilomètres, ont manifesté contre la coupure électrique qui durait, selon les citoyens de la commune, depuis samedi, premier jour de la tempête de neige. La furie des manifestants s'est déversée sur le siège et l'annexe de l'APC. Conséquence, la salle des archives et le bureau de maire ont été totalement réduits en cendres. D'importants documents de gestion ont été la proie des flammes. Le bâtiment communal n'est, désormais, qu'une lugubre bâtisse. Aux alentours du siège communal, les poteaux électriques, les plaques de signalisation et même des arbres ont été saccagés. «Nous sommes intervenus pour sauvegarder les registres de l'état civil mais les casseurs ont emporté tous les équipements informatiques», nous relate un agent technique de cette municipalité. Au vu des dégâts, force est de constater que les casseurs ont mis de la rage pour accomplir leur besogne. Au moment de notre arrivée à l'ancienne bibliothèque qui sert d'annexe communale, le maire, Saïd Takhezrount, s'entretenait avec le chef de brigade de la Gendarmerie nationale. Quelques minutes après, une cinquantaine de jeunes sont arrivés sur les lieux pour protester contre la persistance de la coupure de l'électricité alors que le courant a été rétabli, disent-ils, un quart d'heure après l'émeute et l'incendie du siège de la commune. «Nous étions complètement isolés par la neige, une dame est tombée malade, elle n'a dû son salut et son évacuation vers l'hôpital qu'à la solidarité des citoyens. Or, les autorités locales étaient totalement absentes ces derniers jours. Nous manquons de tout, surtout le gaz. Il y a des pères de famille qui étaient obligés de payer le prix de la bouteille de gaz à un prix exorbitant», crie un jeune au milieu de la foule. Rocade fermée Dans le même sillage de la protestation contre les coupures électriques, la rareté du gaz butane et diverses difficultés inhérentes à la tempête de neige, la nouvelle rocade Boudouaou- Zéralda a été fermée hier après-midi en deux endroits par des citoyens des communes de Ouled Moussa et ceux du village de Ouled Ghalia, dans la commune de Khemis El-Khechna, localités de l'ouest de la wilaya de Boumerdès. Dans l'après-midi, cet important axe routier était toujours fermé par les manifestants. Dans la même journée et pour les mêmes revendications — le rétablissement de l'alimentation électrique des foyers, approvisionnements en gaz butane — les occupants des chalets du site Tornier de la commune de Zemmouri ont fermé la RN24 (Alger/Azzeffoun par Dellys) bien que les efforts des autorités de la wilaya ont été louables devant une situation exceptionnelle, force cependant est de constater que la situation de grands nombres d'habitants reste hier après-midi intenable. Et pour cause, des milliers de citoyens sont toujours isolés. C'était le cas des communes d'Afir et de Taourga à l'extrême est de l'ex-Rocher noir. Les routes menant vers Chabet El Amer et Timezrit n'ont été ouvertes, hier, qu'en début d'après-midi. Des dizaines de villages notamment dans la partie est de la wilaya de Boumerdès, notamment ceux d'Afir, de Taourga, Laâziv, Chabet El Ameur, Aït Amrane sont toujours isolés. A ce problème de routes bloquées, s'ajoute celui des télécommunications. Il était en effet, impossible de joindre par téléphone, tous réseaux confondus, Afir, Taourga, Chabet El Ameur et certaines localités de Aït Amrane.
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