Boumerdes - A la une

«Si j'obtiens la majorité, dans 20 ans l'Algérie sera une puissance»



«Si j'obtiens la majorité, dans 20 ans l'Algérie sera une puissance»
Pour les promesses hilarantes, le chef de fil du HMS, Abderrazak Makri, en a formulé à satiété, hier, à Tizi-Ouzou, à l'occasion d'un meeting électorale qu'il a animé avec plus de deux heures de retard devant un parterre quasi féminin acheminé de la wilaya de Boumerdès comme le laissait facilement deviner les numéro d'immatriculation des bus utilisés.« Si on obtient la majorité parlementaire, en cinq ans, l'Algérie va briller dans plusieurs secteurs, et en dix ans on réalisera l'autosuffisance alimentaire et on mettra fin aux importations (...) Si on garde cette majorité, en 20 ans on fera de l'Algérie la première puissance du monde arabe et d'Afrique et le pays intégrera le giron des 20 puissances mondiales » a déclaré ce chef islamiste qui estime que le pays n'a rien à envier à certains autres tels que la Turquie ou la Malaisie. « Ce qui nous manque c'est tout juste la bonne gouvernance » a-t-il simplifié tout en proposant la sienne qui passe avant tout, a-t-il dit, par « une décentralisation du pouvoir de gestion, l'élargissement des prérogatives des élus et le renforcement de la société civile ». Abordant le sujet de la transparence de l'élection du 4 mai prochain, Makri qui n'a pas hésité à se présenter comme « la locomotive de l'opposition en Algérie » s'en prendra d'emblée au secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia. « A entendre Ouyahia parler de l'après élection c'est à croire qu'il connait les résultats à l'avance. Quant au FLN, il nous dit qu'on a fraudé lors des élections précédentes dans l'intérêt du pays, mais s'il vous plait, cette fois, ne fraudez pas dans l'intérêt du pays car votre main mise sur le gouvernement jusque là n'a jamais été dans l'intérêt du pays. Bien au contraire, elle nous a conduit à une grave crise économique dont vous êtes responsables et a permis aux groupes maffieux de prospérer » a-t-il accusé. Abordant le sujet de Tamazight, Abderrazak Makri qui était le premier à exiger la transcription en arabe du tamazight à son officialisation, voulant ainsi remettre en cause les dizaines d'années de travail déjà réalisé en latin, a plaidé, besoin électoral oblige, pour son renforcement et sa généralisation à tout le territoire national. A l'instar des candidats du pouvoir, Makri n'a pas hésité à faire appel au passé révolutionnaire et l'héroïsme des hommes de cette région en s'adressant à l'assistance acquise d'avance à sa cause. Samir Leslous
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