Boumerdes - Revue de Presse

Prorogation du délai pour la reddition des terroristes



Soltani ne sait plus sur quel pied danser Le leader du MSP, Abou Djerra Soltani, ne sait plus quelle décision prendre par rapport à ses pairs de l’Alliance présidentielle au sujet de la prorogation du délai de grâce pour la reddition des terroristes... A trois jours de l’expiration du délai accordé conformément aux textes portant Charte pour la paix et la réconciliation nationale, alors que les deux autres partis, le FLN et le RND, «se plient d’une voix unifiée à la volonté du président de la République», Soltani, fidèle à son double langage, joue dans le flou, livrant une autre lecture qui le met à la fois dans le conglomérat et à l’extérieur. Dans un entretien accordé hier à un confrère, le numéro Un du parti estime que, conformément à l’article 47, de la loi, «la charte a accordé un délai et nous devons le respecter car elle a été votée par le peuple. Mais en face, il a donné la prérogative au président de la République de proroger le délai et, là aussi, nous devons respecter sa décision, même s’il décide de l’étaler sur 10 ans». Le leader du parti fait ainsi une volte-face par rapport à ses déclarations faites il y a une semaine à l’occasion de l’ouverture de l’université d’été du parti à Boumerdès quand il s’opposait à une éventuelle prorogation. Soltani, par cette lecture, croit «au respect du choix du peuple qui a fixé une date limite» et refuse de parler de flou ou de double langage. Selon lui, «être dans le gouvernement ou l’Alliance ne veut nullement dire être en total accord avec toutes les décisions ou les avis des autres partis», argumentait-il. De l’avis des observateurs, le leader du MSP n’est pas encore arrivé à un accord au sein de son parti concernant cette question cruciale. Et pour preuve, il y’a quelques jours, le président de la commission de la défense à l’APN, qui est du MSP, déclarait lors d’une conférence de presse que «le parti est convaincu de la nécessité de maintenir l’état d’urgence». Ceci, au moment où le président du parti fait sienne une campagne pour amener les hautes autorités du pays à lever l’état d’urgence. Pour le Premier responsable du parti, «la déclaration de ce membre influent du parti n’engage que sa personne», assurant qu’il était le seul porte-parole, habilité à parler au nom du MSP. D’aucun pense que le flou entretenu par le MSP concernant cette question découle du fait qu’il ignore totalement quelle sera la décision qui sera prise par le chef de l’Etat qui devra présider prochainement un conseil des ministres lors duquel il prendra probablement sa décision à ce sujet, après avoir fait lecture d’un rapport détaillé qui lui sera présenté par le ministre de la Justice. Tahar A.O.
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