Des dizaines de souscripteurs au programme des 382 logements promotionnels ont manifesté hier leur colère devant le siège de la wilaya de Boumerdès et réclamé leur relogement dans les plus brefs délais.Selon eux, le projet est à l'arrêt depuis plusieurs mois alors que son lancement date de 2008. Ils affirment avoir payé la totalité du prix de leur logement, mais le chantier est encore à moins de 70 % de taux de réalisation. Sur une banderole accrochée sur le grillage faisant face à l'entrée du siège de la wilaya, on pouvait lire : «Les victimes de la promotion immobilière 382 logements Belaïd de Thénia demandent l'intervention du ministre de l'Habitat». Les souscripteurs affirment avoir payé, par ailleurs, des sommes différentes par rapport au prix du logement inscrit en 2008. «Certains d'entre nous ont versé plus de 7 millions, d'autres 5 millions et d'autres 2 millions au promoteur. On ne sait toujours pas sur quelle base est calculé le prix d'un appartement de pas moins de 80 m2», s'interrogent-ils. Une action en justice a été introduite pour faire avancer le projet et inciter le promoteur à poursuivre les travaux, mais en vain. «Il nous a promis de relancer les travaux de nos logements incessamment et avant juin 2018, mais à ce jour, rien n'est encore fait», nous dira l'un des manifestants. Vingt-cinq souscripteurs l'ont attaqué en justice. Le promoteur, en signe des représailles, a décidé d'ester ces 25 souscripteurs en justice, les obligeant à payer 20% du prix d'un logement, et ce, conformément à un article du contrat contraignant le souscripteur à payer cette somme pour amortir les prix des matériaux de construction qui augmentent à chaque fois. Le tribunal le désavoue, ce qui le contraint à entreprendre un pourvoi en cassation. Par ailleurs, il est important de signaler que les 20% susmentionnés ont été versés par plusieurs autres souscripteurs à qui il avait promis de livrer leurs logements dans un délai de quatre mois. Mais cela ne s'est pas fait car les logements ne sont pas encore prêts. Le drame, c'est que les souscripteurs versent à ce jour de l'argent à la banque mais les logements tardent à être prêts. «Nous n'avons plus le choix, nous allons durcir notre mouvement à l'avenir au cas où rien n'est fait pour trouver des solutions à ce problème. On attend un geste des autorités qui nous ont promis de faire quelque chose pour nous, mais nous n'allons pas baisser les bras, quitte à sortir et fermer la route», nous dira l'un des manifestants qui a participé à une rencontre avec le chef de cabinet de la wilaya.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Z Mohamed
Source : www.letempsdz.com