27 accusés écopent de deux années de prison
Le tribunal correctionnel de Boumerdès, statuant dans le procès des 38 accusés dans le dossier du séisme du 21 mai 2003, a prononcé, hier, son verdict. C’est ainsi qu’il a prononcé une peine de deux ans de prison à l’encontre de 27 accusés, assortie d’une amende de 50.000 D.A. chacun.
Les condamnés sont constitués majoritairement d’entrepreneurs et autres intervenants dans le domaine de la construction. Dans le même cadre, le tribunal de Boumerdès a condamné, par contumace, l’accusé Harani Abdelkader, en fuite, à trois ans de prison, en plus du versement d’une amende de 50.000 D.A.
Aussi, le tribunal a, dans la même affaire, acquitté 10 autres accusés dont les directeurs généraux de l’OPGI et de l’EPLF de Boumerdes et des promoteurs immobiliers. Ce procès, dont la première séance était initialement prévue le 26 juin, a été reporté, pour rappel, au 11 juillet. Son instruction s’est poursuivie pendant 15 jours consécutifs. Ce temps pris dans l’affaire a été mis à profit pour l’audition d’experts en sismologie et dans l’acte de bâtir ainsi que des témoins qui se sont succédés à la barre. Le procureur de la République avait requis, après avoir entendu les différentes parties en présence, une peine de réclusion de trois ans et une amende de 100.000 D.A. à l’encontre de 33 accusés et lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre du prévenu en fuite, Harani Abdelkader, assorti d’une amende de 100.000 D.A. Tout comme il est opportun de noter, dans cette même affaire, que le procureur de la République avait requis une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 100.000 D.A. contre deux autres accusés et innocenté trois autres prévenus. Quoiqu’il en soit, le séisme du 21 mai 2003 qui avait frappé l’Algérois, principalement la wilaya de Boumerdès, avait occasionné, au niveau de cette seule wilaya, 1.391 morts et 3.444 blessés et avait endommagé 82.581 habitations dont 9.467 complètement effondrées, en plus des dégâts au niveau de 890 structures publiques. A ce sujet, la section des investigations du Commandement de la Gendarmerie nationale de Boumerdès, a mené une enquête sur cette affaire à partir d’une plainte déposée, en août 2003, par le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme.
Par Samira Illoul
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com