Boumerdes - Revue de Presse

Procès du séisme de Boumerdès Des indemnisations de 50 millions de DA demandées



Au neuvième jour du procès du séisme deBoumerdès, la défense de la partie civile est intervenue, représentée parMaître Koudri, avocat des victimes des 3 sites à savoir: 60 logements SNTF (49morts), 102 logements OPGI de Corso (19 morts) et 122 logements EPLF de Corso(85 morts). La défense a demandé des indemnisations au profit de ces victimeset ayants droit arguant de la responsabilité des maîtres de l'ouvrage ainsi quedes entreprises. Tout en reconnaissant que la violence du séisme, 6,8 degréssur l'échelle de Richter est une réalité à prendre en compte, Maître Koudri arelevé, en se basant sur les interventions des experts qui se sont relayés à labarre pour étayer leurs conclusions, que la responsabilité humaine est engagée.Des anomalies ont été relevées dans les trois sites, à savoir: mauvaisecoordination entre les différents intervenants dans l'acte de bâtir, l'absencede P.V. du CTC dénonçant le choix d'un site qui s'est avéré instablenécessitant une étude plus poussée. Concernant le site EPLF de Corso, la partiecivile a relevé l'arrêt des travaux sur une période de 12 ans ce qui afragilisé énormément les blocs d'habitations. Maître Koudri a jugé criminel lalégèreté avec laquelle les responsables concernés de l'OPGI ont apporté desmodifications sur le site des 122 logements. Initialement prévu en 6 blocs, lemaître de l'ouvrage a procédé à l'annulation pure et simple d'un bloc pourl'intégrer en hauteur sur seulement 2 blocs qui se sont malheureusementeffondrés comme un château de cartes. L'argument avancé était l'exiguïté de laparcelle allouée au projet. Ce fut ensuite au tour des victimes de se présenterà titre individuel devant le président de séance. Sur les 180 victimes portéessur l'arrêt de renvoi, seule une quinzaine s'est présentée devant le tribunalpour demander des indemnisations allant de 800.000 à 50 millions de DA. Cesvictimes et ayants droit résidaient sur les sites de Tidjelabine, des Issers,de Boumerdès et de Dellys. Elles avaient toutes les peines du monde às'exprimer et il a fallu tout le tact du juge Redouane Benabdallah pour mettreà l'aise ces dernières. Aujourd'hui, les 51 avocats défendant les victimes etles accusés devront intervenir. Ceci dit, on s'attend dans la salle de l'INHIaménagée pour la circonstance, à une affluence record. Selon certaines sources,beaucoup parmi les victimes ignoraient qu'elles pouvaient prétendre à desindemnisations.
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