Les étudiants de l'université M'hamed- Bougara sont montés au créneau, dimanche dernier, en procédant à un mouvement de grève illimité, pour dénoncer avec virulence ce qu'ils ont qualifié de gestion archaïque de l'administration mais également pour mettre à l'index certains professeurs qui ont volontairement, selon eux, versé dans un sabotage qui refuse de dire son nom. Les étudiants de certaines facultés ont exprimé entre autres revendications, la revue à la baisse de la moyenne de passage au palier supérieur et le traitement des recours déposés par les étudiants après l'affichage des résultats définitifs. Les protestataires n'arrivent pas à expliquer le pourquoi de l'acharnement de l'administration et de certains enseignants à vouloir à tout prix casser de l'étudiant. Les étudiants ont en outre dénoncé avec colère le manque criant de moyens pédagogiques au niveau de certaines facultés. Pour d'autres protestataires, l'excès de zèle de l'administration tire son origine dans sa volonté de châtier les étudiants pour avoir osé procéder l'année écoulée à des mouvements de protestation. Ceci dit, les protestataires ont promis de radicaliser leur mouvement de protestation si leurs revendications n'étaient pas satisfaites.
Par ailleurs, il faut signaler que des dizaines de jeunes recrutés dans le cadre du dispositif du pré-emploi, ont procédé à un mouvement de protestation devant le siège de la wilaya, pour réclamer leur intégration dans des postes permanents ainsi que le payement de leurs arriérés de salaire. Il est en outre à noter que les protestataires se sont solidarisé, lors de cette journée, avec leur collègue Abdelkader Ammour, licencié, selon eux, abusivement, pour avoir participé par le passé à des mouvements de protestation. Ils exigent sa réintégration immédiate dans le poste qu'il occupait au niveau de l'APC de Chabet El-Ameur. En outre, un citoyen qui répond aux initiales M. D., de la commune de Taourga, à l'est de la wilaya, a fermé avant-hier, le siège de l'APC, pour réclamer son relogement. Sachant que la maison de ce dernier a été classée par les équipes du CTC dans la catégorie 5, après le séisme du 21 mai 2003, il estime qu'il devait bénéficier au même titre que tous les sinistrés de la wilaya d'un logement décent. Notons que ce citoyen de Taourga, a toutefois bénéficié d'un chalet qu'il qualifie actuellement d'exigu pour contenir l'ensemble des membres de sa famille. Si ce citoyen a recouru à ce genre de procédés c'est, dit-il, pour pousser les autorités locales à satisfaire sa revendication qu'il qualifie de légitime.
NACER ZERROUKI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : NACER ZERROUKI
Source : www.liberte-algerie.com