Boumerdes - A la une

Lutte contre les inondations : L'expertise de l'UE à la rescousse, selon Necib



L'Algérie semble incapable de faire face seule au problème des inondations dans les grandes villes. Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a évoqué, lors d'une visite hier à Boumerdès, la mise à contribution prochainement de l'expertise de l'UE dans ce domaine.Selon lui, «cette nouvelle stratégie sera mise en place avec la participation d'experts nationaux et de l'UE», ajoutant qu'«un grand travail a été accompli dans ce sens». En attendant, les autorités comptent, selon M. Necib, «lancer en urgence un programme national pour le curage et l'aménagement des oueds, dont le risque de débordement des eaux est réel». Néanmoins, le ministre a omis de parler des nombreux projets inscrits dans cette optique depuis plusieurs années, avant d'être bloqués faute de crédits de paiement et autres contraintes.
C'est le cas dans la wilaya de Boumerdès, qui a bénéficié d'un montant de 3,4 milliards de dinars dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014 pour la protection d'une dizaine de villes de la wilaya contre les inondations. La ville de Boudouaou, à elle seule, a eu droit à une enveloppe de 1,9 milliard de dinars pour protéger une population de 55 habitants contre les crues, mais les travaux sont bloqués à cause des oppositions de propriétaires terriens. Même chose à Dellys et Bordj Menaïel, où les chantiers sont à la traîne depuis des années.
Interrogé sur l'utilisation des eaux usées dans l'irrigation, le ministre reconnaît les faibles résultats obtenus par rapport aux investissements consentis par les pouvoirs publics. «Effectivement, nous avons beaucoup investi dans l'installation des stations de traitement des eaux usées, si bien que maintenant nous avons une production de 400 000 000 m3/an», a-t-il indiqué, en soulignant la nécessité de sensibiliser les agriculteurs pour une meilleure utilisation de cette ressource.
Lors de sa visite, le ministre s'est rendu à la station de dessalement de Cap Djinet, où il a instruit ses services d'accélérer le rythme des travaux de raccordement des localités du sud-est de la wilaya. Inscrit en 2012 pour un montant de 2,4 milliards de dinars, ce projet qui doit alimenter une population de 140 000 habitants avance très lentement, portant son coût à 3,3 milliards.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)