Décidément, à chacun des scrutins électoraux qu'il organise, notre pays joue son destin. Les élections du 29 novembre prochain, à en croire nos responsables politiques, n'échappent pas à cette destinée. «Voter, c'est protéger l'indépendance du pays», avertit Louisa Hanoune, hier, à Boumerdès, lors du meeting qu'elle a animé pour soutenir les listes électorales que son parti a mises en compétition dans la wilaya de l'ex-Rocher noir.
Avant d'asséner cette sentence, la patronne du Parti des travailleurs (PT) a dressé un tableau régional quelque peu alarmiste devant un auditoire d'environ 250 personnes, pour la plupart des candidats du PT et des syndicalistes de l'UGTA, venus l'écouter. Quels sont les indicateurs qui rendent Louisa Hanoune alarmiste ' C'était notre question à l'issue de son intervention. «Non ! Je ne suis pas alarmiste. Je situe le contexte. Vous avez certainement entendu ce matin à la radio un responsable du FMI dicter ce qui semble être une feuille de route au gouvernement algérien, notamment l'abandon de la règle économique du 51/49, l'ouverture du marché algérien à l'Europe en crise. D'un autre côté, l'ANP subit des pressions pour la pousser à s'engager sur le terrain au Mali. Au plan politique, les Occidentaux poussent notre pays à abandonner ses principes immuables sur la souveraineté des peuples. J'attire seulement l'attention des Algériens», dira-t-elle. Dans son intervention, la patronne du PT a abordé plusieurs thèmes d'actualité comme le controversé projet de loi sur les énergies non-conventionnelles. «Nous soutenons la nouvelle loi sur les hydrocarbures parce qu'elle multipliera par quatre les capacités énergétiques de notre pays comme elle permettra de nouvelles recettes. Ces nouvelles recettes seront utiles à l'économie du pays et à la création de milliers d'emplois.» Aucune allusion sur d'éventuelles retombées écologiques, comme le craignent les spécialistes. Elle a réitéré, par ailleurs, ses critiques à l'égard de l'Assemblée nationale, qu'elle accuse de non représentativité, alors que, selon elle, cette institution censure les propositions du PT. «L'APN ne représente que 20% des électeurs», assène-t-elle. Cette déficience de représentatitivité se situe, selon elle, au niveau de la manipulation du fichier électoral qui voit des militaires inscrits plusieurs fois sur le même fichier. «Ce qui a permis d'attribuer une majorité, imméritée, au FLN». Avant de clôturer son meeting, Mme Hanoune n'a pas manqué d'appeler à voter pour les listes du PT. Mme Hanoune a animé un meeting dans une ville (Boumerdès) où ce parti a confié la liste à Mohamed Mokri qui, depuis des années, se dévoue au service des diabétiques de la wilaya à la tête de l'Association des diabétiques de la wilaya de Boumerdès (ADWB) mais d'un autre côté, l'expérience du PT ne laisse pas un souvenir impérissable auprès de l'opinion publique de l'ex-Rocher noir. En effet, en 2007, le PT, avec quatre élus, avait gagné la majorité relative et la gestion de la commune lui avait échu. Trois élus, y compris le maire, n'ont pas terminé leur mandature à cause de diverses accusations formulées par la justice à propos précisément de cette gestion. Heureusement que Mokri n'est pas de la culture de la rapine.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com