La présentation de la loi de finances 2020 par le directeur des impôts lors d'une journée d'étude et d'analyse lors de la cérémonie de célébration de la journée nationale des communes organisée par la wilaya a suscité des réactions mitigées de la part des élus.Placée sous le slogan : «La commune, un acteur économique», ladite loi prévoit, pourtant, quelques améliorations en faveur des APC, à l'exemple de deux nouvelles taxes : la TAP et la taxe de consommation énergétique.
Un élu s'explique : «C'est au niveau du recouvrement que les élus n'arrivent pas à réellement se révéler efficaces. Les nouvelles taxes ne résoudront rien.» Son confrère commente : «Il y a souvent des préoccupations électoralistes qui demeurent en arrière-plan. Ce qui limite grandement l'efficacité de l'action économique. On ferme, par exemple, les yeux sur certaines taxes pour quelques particuliers et certains commerçants ou on les réduit à leur plus simple expression.»
A Boumerdès, on désigne du doigt les affichages publicitaires à tout-va, sur des murs ou des pancartes autres que les panneaux publicitaires réglementés. Il n'y a qu'à voir la façade qui fait face à la gare ferroviaire et tout au long de la rue principale qui descend vers le front de mer. D'ailleurs, ces derniers sont pour une large part vides alors qu'à côté sur une clôture métallique des écoles privées arborent gratuitement des banderoles publicitaires très grandes.
Un élu raille en sourdine le slogan de la journée d'étude : «Parler d'acteur économique pour les communes relève de l'illusion lorsqu'on jette un coup d'?il sur le niveau de la composante humaine de beaucoup de communes. De plus, le maire est plus un administrateur-ordonnateur qui se contente de signer et non de prendre des initiatives. En fait, il réagit plus sous la directive administrative et/ou la pression populaire que selon des besoins recensés puis planifiés avant d'être réalisés.
Le contrôleur financier qui intervient a priori est souvent un frein bureaucratique au démarrage des projets inscrits.» D'autres élus auraient voulu que le code communal soit revu pour libérer effectivement les bonnes volontés et les compétences au niveau local.
«Le maire doit être concrètement, et non seulement théoriquement, le premier magistrat et un manager de la commune. Mais pour cela, il faut aussi revoir la loi électorale pour permettre à de réelles compétences de se présenter comme candidats et, ainsi, obliger les partis politiques à choisir soigneusement les militants qui doivent les représenter.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lakhdar Hachemane
Source : www.elwatan.com