Boumerdes - Revue de Presse

Les véritables consommateurs n’en profitent pas, selon Belkhadem



Vers la suppression de la subvention sur le lait Le Chef du gouvernement est enfin sorti de sa réserve inhabituelle pour évoquer la crise du lait qui continue de plus belle avec la nouvelle menace de grève qui se profile à l’horizon et l’envolée des prix de la pomme de terre qui avoisine désormais les 70 DA le kilo. Selon les propos attribués à Abdelaziz Belkhadem par l’APS, il en ressort que le gouvernement s’en lave les mains et reporte les accusations sur d’autres parties qui refusent de jouer le jeu. «Le prix de la poudre de lait a augmenté à plusieurs reprises sur le marché mondial et le Trésor continue de supporter, à lui seul, cette augmentation des prix», a-t-il notamment indiqué lors des travaux de la commission nationale exécutive de l’UGTA tenus mercredi dernier à Boumerdes, avant de suggérer de «réfléchir au moyen de faire bénéficier le véritable consommateur (parmi les faibles revenus) de ce produit faisant l’objet d’une contrebande qui le sort illégalement du territoire national». Il précisera que le coût de cette matière est passé en moins d’une année de 1.800 dollars la tonne à 5.800 dollars. Concernant la pomme de terre qui connaît ces derniers mois une opération spéculative de grande envergure, M. Belkhadem a, d’abord, tenu à dire que le gouvernement «se penche sur le traitement de ce problème». Le chef du gouvernement justifie l’envolée des prix de la patate par «le retard enregistré dans l’importation de la semence -déjà en faible quantité sur les marchés internationaux du fait des conditions climatiques, par la maladie qui a atteint les récoltes ainsi que la spéculation des propriétaires des chambres froides pour maintenir les prix» toujours élevés. Le chef du gouvernement a également profité de cette réunion pour donner quelques indicateurs macroéconomiques sur la situation actuelle de l’économie en révélant que tous les secteurs hors hydrocarbures ont enregistré en 2006 une croissance de 60 points et une inflation de moins de 3%. Il a précisé toutefois que le développement du secteur du bâtiment et des travaux publics en termes de volume, «le plus élevé par rapport aux autres secteurs», a permis grâce aux grands projets de réaliser un gain de 54 points supplémentaires et de réaliser 54 points pour l’agriculture qui a connu un développement dans la plupart des produits, ainsi que le secteur des services qui a, lui aussi, connu un développement sans pour autant donner de chiffres précis. Seul le secteur de l’industrie demeure à la traîne selon Belkhadem qui juge «timide» cette évolution, car n’ayant enregistré que 30 points à la fin de l’année précédente. La contribution du secteur de l’industrie par rapport à la création de la richesse nationale ne «cesse de régresser depuis des décennies», souligne enfin le Chef du gouvernement. Même constat pour la production industrielle artisanale qui a obligé le gouvernement à «examiner une stratégie de relance du secteur». Saïd Farhi
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)