
Pour le syndicat, cette initiative irréfléchie vise à offrir cette structure publique bénéficiaire entre les mains de spéculateurs et, partant, à mettre en péril les emplois et à rude épreuve le pouvoir d'achat des citoyens.Les travailleurs du marché de gros de Khemis El-Kechna s'insurgent contre la tentative de "privatisation" du marché au risque de mettre en péril non seulement les 100 travailleurs qui y sont employés mais aussi le pouvoir d'achat descitoyens.Dans un communiqué, parvenu à notre rédaction, la section syndicale UGTA de cette structure dénonce le comportement de certains responsables "qui veulent user de moyens illégaux pour livrer le marché de gros à des prédateurs et à des spéculateurs connus pour avoir déjà dépouillé les citoyens avec leur hausse des prix des fruits et légumes", affirment les syndicalistes.Les travailleurs réunis en assemblée générale se disent déterminés à sauvegarder le pouvoir d'achat des citoyens en préservant le marché de gros entre les mains des structures de l'Etat d'autant plus que, affirment-ils, le marché de gros a réalisé des bénéfices conséquents."Rien que pour l'année 2016, plus de 4,6 milliards de centimes de bénéfice et un chiffre d'affaires de 108 millions de dinars ont été réalisés. On se demande sur quelle base on veut privatiser une entreprise bénéficiaire qui, de surcroît, commercialise des produits aussi sensibles comme les fruits et légumes", indique lesecrétaire général de la sectionsyndicale.Par ailleurs les travailleurs et leur représentant ont été surpris par le contenu d'une lettre, qui été adressée le 15 mars 2017, au directeur de cette structure, une lettre signée par le président du conseil d'administration du marché de gros, qui n'est autre que le président de l'APC de la commune de Khemis El-Kechna, par laquelle il lui demande de "faciliter le travail au commissaire aux comptes chargé de l'opération d'adjudication qui doit être menée le plus rapidement possible". Cette lettre qui n'a eu l'aval ni du conseil d'administration ni du syndicat, est considérée par la section syndicale comme "une violation de toutes les lois de la République régissant lesentreprises publiques et le droit du travail".Pour le syndicat, le président de l'APC, en sa qualité de président du conseil d'administration, doit connaître les lois avant de s'aventurer dans une telle démarche qui risque de mettre en péril le pouvoir d'achat des citoyens, notamment les habitants des wilayas d'Alger et de Boumerdès."Outre les bénéfices réalisés, le marché de gros a réalisé des investissements de l'ordre de 20 millions de dinars avec la création de 8 carreaux et des locaux ainsi que la réhabilitation de plus de 35 autres carreaux sans parler des aménagements effectués sur ses fonds propres", affirme le syndicat. Les travailleurs s'interrogent sur "les buts réels de cette opération de privatisation irréfléchie et dangereuse qui intervient à quelques mois du Ramadhan, un mois qui est mis à profit par les spéculateurs et les prédateurs pour dépouiller les citoyens et c'est à ceux-là qu'on veut livrer cette structure censée réguler les prix des fruits et légumes", précise le syndicat. Et d'ajouter : "Au moment où l'UGTA et son secrétaire général, Sidi-Saïd, s'emploient chaque année à créer des marchés publics de fruits et légumes pour préserver le pouvoir d'achat des travailleurs, le président de l'APC de Khemis El-Kechna fait l'inverse en mettant la pression sur la direction du marché de gros pour offrir cette structure aux prédateurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacer Zerrouki
Source : www.liberte-algerie.com