Le long métrage «Les ombres de la vérité», une fiction de Salah Boufellah sur le trafic d'organes et le kidnapping, a été projeté samedi dernier à Alger en avant-première à la presse. Produit par «Play Film» sur un scénario écrit par le réalisateur lui-même, le long métrage de 105 mn montre le phénomène du kidnapping et le trafic d'organes humains, des sujets qui ont surtout servi de base au scénario.Yacine, un officier de police enquête sur un réseau de trafiquants d'organes humains dans lequel sont impliqués des personnes de plusieurs nationalités.
L'engagement de l'officier de police, déterminé à démanteler ce réseau criminel et dévoiler l'identité de ses chefs, lui coûtera la vie. Animé par un sentiment de vengeance après le meurtre de son frère, Salim- un jeune étudiant en musique- décide alors d'intégrer la police et poursuivre ainsi le combat de son aîné contre les criminels. La quête du jeune officier, mu par la vengeance, l'emmène à mobiliser les contacts et autres connaissances du frère exécuté par des inconnus. Ses soupçons le conduiront à infiltrer ce réseau, une affaire pour laquelle son frère aura laissé sa vie.
La succession d'évènements liés à cette enquête policière et les recherches pour retrouver les délinquants ont donné au film une «dynamique» qui a quelque peu allégé les «lourdeurs» qui marquent ce long métrage à cause de séquences sans lien avec le sujet. Présent à la projection, le réalisateur a expliqué que la longueur de certaines scènes du film était un «choix réfléchi», motivé par le souci d' «offrir au spectateur des cartes postales» de paysages et sites historiques d'Algérie dont la Casbah de Déllys, sa ville d'origine.
Pour le casting, le réalisateur, assisté par son producteur Farid Ikharban, a opté pour des comédiens amateurs, à l'exception de l'humoriste comédien Mourad Khan qui a déjà été distribué au cinéma.
Doté d'un financement privé de 7 millions de dinars, le film est destiné à la diffusion sur le petit écran, a précisé encore son réalisateur qui dit n'avoir sollicité aucune aide publique.
Tourné à Boumerdès, Boussaâda (M'sila) et Tizi Ouzou, «Les ombres de la vérité» est le deuxième long métrage de Salah Boufellah, après «L'amour et la peste» sorti en 2010. Le cinéaste a également réalisé en 2006 «Vers l'inconnu», un court métrage sur l'émigration clandestine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com