Comme à chaque vendredi, les Bordjiens se sont mobilisés en nombre pour le 56e vendredi de la protestation et de la revendication. Comme à chaque vendredi, ils répètent inlassablement «Doula madania machi askaria». Plus au nord, les hirakistes de la ville de Dellys ont, comme à leur habitude, chanté Kassaman avant d'entamer leur marche et passer en revue tous les slogans du mouvement citoyen. Eux aussi ont repris intégralement la liste des revendications citoyennes.Ce vendredi, les marcheurs ont trouvé un comparatif. Pour eux, en effet, la «Içaba» (la bande) est le coronavirus. «Yali la3ar ! Yali la3r ! Boumerdès fi hissar !» (C'est un scandale, Boumerdès en état de siège) ont longtemps chanté les marcheurs de Boumerdès. «Nous dénonçons l'encerclement de notre ville et les intimidations des policiers.
Pour le seul quartier de Alliliguia, trois barrages ont été installés. Dans chaque entrée de la ville, il y a des barrages où les policiers interdisent aux gens de circuler librement. Ni les intimidations policières, ni la tentative de faire peur aux Algériens par le biais du coronavirus n'entameront notre détermination à faire entendre nos revendications», s'indigne un activiste. Il ne cache pas sa satisfaction quant à la mobilisation. « Malgré les pressions et les intimidations, nous avons réussi, grâce à la mobilisation des hommes et des femmes des autres communes, à sortir Boumerdès de son isolement. A l'occasion, je salue la présence constante des femmes de Boumerdès dans chaque marche. Leur présence nous donne du courage. Bravo à elles.»
Abachi L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com