Les produits hygiéniques et esthétiques faits à base de miel exposés au 4e Salon national du miel et dérivés, ouvert cette semaine à Boumerdès avec la participation de 25 exposants, ont suscité l'intérêt d'un grand nombre de femmes.Depuis son lancement, ayant coïncidé avec les vacances scolaires d'hiver, une affluence considérable de femmes, accompagnées de leurs enfants, est quotidiennement constatée au niveau de ce salon, dès l'après-midi, et ce, jusqu'au soir, ont assuré les organisateurs. Farida, une dame venue d'une wilaya voisine, a affirmé à l'APS venir annuellement à ce salon pour y acquérir «tout ce dont j'ai besoin en produits esthétiques naturels qui, de plus, sont à des prix abordables».
Les stands exposant des savons en tous genres destinés, selon les composants de chacun d'eux, à soigner la peau sèche ou grasse, au même titre que différents shampoings destinés, entres autres, au traitement des pellicules, et autres crèmes traitantes des problèmes du visage ont été littéralement pris d'assaut par la gente féminine. Hanane S, venue au salon en compagnie de ses trois filles, a indiqué avoir été informée de l'existence de ces produits rares faits à base de miel grâce à une voisine ayant assisté dimanche à l'ouverture du Salon.
Elle a assuré avoir particulièrement apprécié les prix «abordables» pratiqués pour les produits de beauté nécessités, notamment par les jeunes filles en âge de se marier, signalant, à titre indicatif, qu'une «savonnette faite à base de miel se vend (dans ce salon) entre 150 et 200 DA».
Une autre dame, venue d'Afir (extrême est de Boumerdès) en compagnie de sa famille, s'est également dite une habituée de ce Salon annuel qui offre, a-t-elle dit, «un choix impressionnant de produits naturels et sains à des prix quelque peu abordables comparativement à ceux de l'importation».
Des petites entreprises pionnières dans les produits cosmétiques à base de miel
Cette édition 2018 du Salon national du miel a été marquée par la participation d'un nombre de petites entreprises juvéniles, à l'exemple des unités Bouchareb de Bordj Menail et Tazouit de Ghardaïa, considérées comme pionnières dans la production de produits cosmétiques à base de miel et des produits de la ruche. «Nos produits ont beaucoup de succès à travers le pays, depuis leur introduction sur le marché, depuis une dizaine d'années», ont assuré à l'APS les gérants de ces deux entreprises, respectivement Bouchareb Mohamed et Adnane Allouche. A leur début, ces unités privées se sont lancées avec une gamme limitée de produits cosmétiques, avant d'arriver actuellement à en produire une trentaine entre savons, shampoings et autres produits de beauté, fabriqués naturellement à base des produits de la ruche, d'herbes et d'huiles essentielles naturelles.
Selon M. Bouchareb, qui est associé avec sa s?ur, détentrice d'un master en production des dérivés du miel, la matière première exploitée dans ses produits est notamment obtenue grâce aux opérations de «distillation et de différents mélanges réalisés dans le respect de certaines normes strictes fixées pour chaque produit», a-t-il expliqué.
Adnane Allouche a, pour sa part, fait savoir que la haute qualité de ses produits est le résultat de son investissement dans l'élevage apicole et la production de miel dans le désert de Ghardaïa riche, notamment en jujubier, «au miel fortement réputé», ainsi que sur les hauteurs de Blida riches en eucalyptus et en différentes herbes aromatiques.
Il a souligné qu'une grande partie de cette production mellifère et des produits de la ruche est destinée à la fabrication de produits cosmétiques, tandis que le reste est commercialisé dans son état naturel, à travers des concessionnaires agréés, ou grâce à sa participation à différents événements et salons nationaux, a-t-il ajouté.
Production mellifère en légère baisse
Cette légère contraction de la production n'a pas eu d'effets notoires sur les prix du miel, demeurés quasiment au même niveau que celui de la campagne écoulée, selon les informations recueillies sur place par l'APS. Depuis début 2018, la moyenne de production par ruche s'est stabilisée autour de 1,5 kilo de miel, a indiqué Bouachreb Fouad, président de l'Association interprofessionnelle de la filière apicole de la wilaya. Il a fait part d'une «instabilité» enregistrée dans le rendement de la filière depuis 2011, la production ayant atteint à l'époque près de 2000 q, avant de reculer l'année d'après (2012) à 900 q, puis de remonter à plus de 1.900 q en 2013, contre 1.600 q en 2014.
«Une fluctuation», qui selon le responsable et nombre d'exposants, est à l'origine de la stabilisation à la hausse des prix du miel ces dernières années, en restant dans une fourchette entre 2 000 DA et 4 500 DA le kilogramme de miel, voire 5 000 DA pour certaines qualités dites supérieures, comme le miel de jujubier. En l'absence d'un marché pour organiser la vente du produit, la coopérative agricole des apiculteurs des Issers, unique du genre à l'échelle locale, ?uvre, selon son responsable, Djemaâtene Ali, «au maintien des prix aboradables de ce produit qu'elle écoule dans une fourchette entre 2 500 et 3 500 DA le kilo», a-t-il assuré.
A l'origine de cette «stabilité», M. Bouchareb a cité particulièrement le soutien permanent des pouvoirs publics à la filière, ayant contribué à une hausse du nombre des apiculteurs, dont l'effectif est passé de 2000 en 2011 à près de 2 244 actuellement, outre les conditions climatiques favorables à la floraison. Ajouter à cela la hausse du nombre de ruches productrices, estimé à 84.000 en 2011, avant d'être portées à 120.743 ruches, dont plus de 50 000 «très productives». Une trentaine d'exposants issus de neuf wilayas du pays prennent part à ce salon national d'une semaine.
Outre l'ouverture de stands de vente de miel et des produits de la ruche, la manifestation comporte aussi l'animation de nombreuses communications techniques et de vulgarisation, en plus d'activités éducatives pour les enfants et des concours de dégustation. Selon le président de l'association organisatrice, ce salon se veut un cadre pour faire la promotion des capacités de cette filière agricole et l'encouragement des segments de la production et de la commercialisation notamment.
Le miel de l'ase fétide, de plus en plus prisé dans la capitale du Hodna
Les vertus diététiques et thérapeutiques du miel de l'ase fétide sont énumérées par les apiculteurs et les consommateurs et l'engouement sur cette variété de miel se fait sentir d'un salon à un autre dans la wilaya. Pour les frères Deriouche de Tipasa, deux apiculteurs rencontrés par l'APS à la salle des expositions de la Chambre de l'artisanat et des métiers (CAM) lors d'une récente manifestation économique, la floraison de l'ase fétide a lieu en hiver et au printemps durant lesquels les éleveurs installent leurs ruches près des aires de répartition de cette herbacée. Les zones steppiques et subsahariennes qui représentent les principales régions où pousse l'ase fétide attirent de plus en plus d'apiculteurs désireux obtenir le miel de cette plante «particulièrement demandé» par les consommateurs, soutiennent également des apiculteurs de la wilaya de Blida rencontrés au cours de la même manifestation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Agence
Source : www.lnr-dz.com