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Les déboires d'un chef d'entreprise bloqué par le Fisc



Les déboires d'un chef d'entreprise bloqué par le Fisc
M'hamed Boumedjkane a créé une entreprise au moment où l'Algérie était en proie au terrorisme. Quand les bailleurs de fonds désertaient le pays de crainte d'être assassinés par les terroristes, M. Boumedjkane a préféré rester dans son patelin à Souk El Had (Boumerdès), où il a investi toutes ses ressources pour redonner un tant soit peu d'espoir aux habitants de la région.Bravant tous les dangers, ce fils de chahid y a créé une entreprise de fabrication d'aliments de volaille et de couvoirs, la Sarl Sotralbac, qui faisait vivre une cinquantaine de familles. La seule entreprise dont disposait la région à l'époque. Aujourd'hui, cet investisseur paie les frais de son engagement et de ses choix au service de l'économie du pays. L'entreprise qu'il a créée en 1994 a cessé son activitéà cause «des abus et des absurdités de l'administration fiscale».Malgré les effets de la maladie et de la hogra, M.Boumedjkane se dit déterminé plus que jamais à continuer le combat pour arracher ses droits. «On a fait faillite en 1997 suite à la fermeture de nos comptes bancaires et le prélèvement d'une somme de 3,6 millions de dinars par la direction des impôts de Boumerdès. Cette décision a été prise au motif que je ne me suis pas acquitté de mes charges fiscales et autres obligations.Quatre ans plus tard et après moult réclamations, j'ai bénéficié d'une décision de dégrèvement portant le n°1122, prise le 18 décembre 2001 par la direction centrale du contentieux du ministère des Finances. Néanmoins, toutes les administrations m'ont rétabli dans mes droits, sauf la direction des impôts de Boumerdès, qui tarde à exécuter les instructions de sa tutelle à ce jour. Aujourd'hui, je ne demande pas qu'on me rembourse mes 3,6 millions de dinars, mais qu'on annule les autres charges», revendique-t-il en étayant ses dires par des documents.Sa mésaventure avec l'administration fiscale remonte à l'année 1995, date à laquelle il avait été contraint, sous la menace des groupes armés, de délocaliser son usine vers un autre endroit plus sécurisé. «A l'époque, j'ai reçu des menaces écrites des terroristes, qui avaient exigé de moi de leur verser la dîme (impôt religieux). J'en ai montré la preuve aux responsables de l'APSI, mais ils ne voulaient rien comprendre», relate-t-il. Aujourd'hui, M. Boumedjekane ne peut rien entreprendre en matière d'investissement sans l'annulation des charges fiscales réclamées à son entreprise aujourd'hui fermée.
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