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Les chasseurs réclament leurs fusils Boumerdes : les autres articles



Les chasseurs réclament leurs fusils Boumerdes : les autres articles
Les propriétaires des fusils de chasse de la wilaya de Boumerdès sont revenus à la charge cette semaine pour réclamer la restitution de leurs armes.
Les concernés estiment qu'ils sont l'un des rares citoyens du pays à n'avoir pas encore récupéré les biens qu'ils avaient remis aux autorités au début de la décennie noire. Mercredi dernier, ils étaient plusieurs dizaines à s'être rassemblés devant le siège de la wilaya pour réitérer pour la énième fois leur revendication. «Nous avons frappé à toutes les portes, mais aucun responsable ne nous a tendu l'oreille», déplore Slimane, venu de la commune de Naciria. «C'est notre droit, nous ne demandons pas la charité. Au départ, on nous as promis que nos fusils nous seront restitués dès l'amélioration de la situation sécuritaire, en vain », poursuit ce quinquagénaire, amoureux de la chasse.
Malgré la pluie, ces hommes qui avaient cru en la sincérité des engagements des autorités à l'époque, sont restés debout devant le siège de la wilaya durant plusieurs heures. « Je peux dire qu'on nous a trahis ! Le ministre de l'Intérieur applique la politique de deux poids deux mesures. Il ne répond qu'à ceux qui sortent dans la rue, comme l'ont fait nos compatriotes de Bouira, mais, il n'a soufflé aucun mot quant à la date de restitution de nos biens », regrette-t-il. Selon lui, la wilaya compte plus de 1500 chasseurs qui ont remis leurs fusils aux gendarmes en 1993 afin qu'ils ne tombent pas entre les mains par terroristes. «À l'époque, nous étions très organisés. Nous étions regroupés au sein de l'Association des chasseurs de Sidi Ali Bounab, sur les hauteurs de Naciria», se souvient Abdelkader.
Celui-ci précise avoir adressé plusieurs requêtes au wali et au chef du groupement de la gendarmerie nationale. En vain. «Nous n'avons reçu aucune réponse. On nous a promis de transmettre nos doléances à qui de droit, et on attend à ce jour», fulmine-t-il. Les protestataires affirment que la suspension de la chasse a eu des conséquences néfastes sur les cultures maraîchères et l'arboriculture dans la région, et ce, en raison de la prolifération des sangliers. «Quand nous avions déposé nos armes, on nous a expliqué que la mesure est dictée par les conditions de sécurité d'alors. Aujourd'hui, la situation a changé, malgré cela on refuse de nous remettre nos biens», concluent-ils avec amertume.
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