Boumerdes

Le procès Hamel a débuté hier au tribunal de Boumerdès



Le procès de l'affaire du détournement du foncier par l'ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, et son fils, ainsi que deux anciens walis de Tipasa et plusieurs hauts cadres de l'Etat, a débuté hier au tribunal de Boumerdès. Selon nos sources, les principaux mis en cause se sont présentés dans la matinée au tribunal en compagnie de leurs avocats, alors que les témoins cités dans le dossier étaient tous absents à l'audience pour examiner cette affaire.Parmi ces témoins, figurent l'ancien Premier ministre et ancien ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, dont on ignore les motifs de son absence, l'ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en détention préventive à la prison d'El-Harrach, et Saïd Bouteflika, ancien conseiller à la Présidence et frère cadet du président déchu, Abdelaziz Bouteflika. C'est la première fois que Saïd Bouteflika, en détention préventive à la prison de Blida, est cité dans l'affaire Hamel. Autre témoin surprise dans ce dossier, l'ancien ministre des Finances, Babaâmi, qui avait déjà été auditionné par le tribunal de Tipasa.
Alors que la défense a demandé le report pour des raisons évidentes, notamment l'absence des témoins, le juge d'instruction a refusé, d'autant que les principaux prévenus étaient présents dans la salle d'audience où devait se tenir ce procès qui promet des révélations qui risquent d'éclabousser plusieurs personnalités. Beaucoup en tout cas sont cités comme témoins, mais leur cas risque d'évoluer au gré du procès.
Il s'agit, notamment de deux anciens walis de Tipasa, l'ancien chef de Sûreté de la wilaya de Tipaza, l'ancien directeur de l'industrie, l'ancien directeur des Domaines et six cadres de l'Etat. Les personnes mises en cause dans ce dossier devaient répondre à plusieurs chefs d'inculpation, dont le détournement de foncier, la dilapidation de deniers publics, le mauvais usage de fonction et le trafic d'influence.
Prévu initialement le 25 mai dernier, l'examen de l'affaire a été reporté à cause des mesures sanitaires imposées par les pouvoirs publics. À l'heure où nous mettons sous presse, l'examen de ce dossier se poursuit encore et rien n'a filtré sur le sort des prévenus et des témoins.
Pour rappel, le tribunal de Tipasa avait enclenché, en 2018, une enquête judiciaire sur l'octroi, en 2012 à Magtaâ Kheira, d'un terrain de 14 000 mètres carrés à Chafik Hamel, le fils de l'ancien patron de la police pour sa société AMC-Pharm. Pour un conflit, dont les dessous seront révélés lors de ce procès, le tribunal administratif avait purement et simplement annulé, en 2017, la décision de l'octroi de ce terrain. La réattribution de ce terrain sur instruction d'anciens commis de l'Etat, dont certains sont en prison, a suscité la curiosité de la justice.

FARID BELGACEM
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