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Le Premier ministre de la Rasd dénonce l'immobilisme



Le Premier ministre de la Rasd dénonce l'immobilisme
Le Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), Abdelkader Taleb Omar, exhorte le secrétaire général de l'ONU et le Conseil de sécurité à mettre fin aux tergiversations et à l'immobilisme observés pour le règlement de la question du Sahara occidental. S'exprimant, avant-hier à Boumerdès, à l'occasion de l'ouverture de l'université d'été des cadres de la Rasd et du Polisario, Taleb Omar a invité l'ONU à établir un calendrier et un programme pour des négociations ainsi que l'établissement d'un processus portant sur l'application de l'autodétermination du peuple sahraoui, et ce, en vertu du respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes que l'organisation des Nations unies fait sien.Le ministre sahraoui a également demandé aux autorités internationales de mettre fin aux violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara et la spoliation de ses richesses comme il espère de la France un changement de sa position politique à l'égard de la question sahraouie. "Nous souhaitons, une évolution positive de la France. Au moins que la France s'aligne sur le droit international et adhère aux résolutions de l'ONU. C'est pourquoi, nous demandons au jeune président français, M. Macron, de contribuer au règlement du conflit", a-t-il précisé. Par ailleurs, et dans un point de presse, le responsable de la Rasd a enregistré avec satisfaction la nouvelle position de certains pays du Golfe qui avaient toujours appuyé le Maroc dans sa politique expansionniste. "Aujourd'hui, certains pays comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes s'abstiennent d'utiliser le vocable ?Sahara marocain' mais parlent désormais de ?Sahara occidental' ou ?la question sahraouie', nous constatons que c'est une évolution tangible qui concourt à mettre fin à ce conflit." Abdelkader Taleb Omar s'en est pris une fois de plus au Maroc, l'accusant de bloquer l'application des résolutions internationales et d'entretenir une politique expansionniste et destructrice dans la région notamment en violant les droits de l'Homme et en alimentant les trafiquants de drogue et l'encouragement des terroristes. "La communauté internationale doit sortir de son mutisme en condamnant ces pratiques qui ne font qu'aggraver une situation qui n'est guère reluisante", a-t-il ajouté. Et d'ajouter : "Le roi tente d'utiliser encore une fois la question du Sahara pour faire oublier les problèmes du Rif et le soulèvement de ses citoyens contre l'injustice et cela à un moment où il continue à subir des défaites sur le plan diplomatique."Il cite, à titre d'exemple, la décision de la Cour de l'Union européenne en date du 21 décembre 2016 qui prend à contre-pied le royaume chérifien, ou encore la résolution 2 351 du Conseil de sécurité visant à prolonger le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara et, plus encore, la rencontre qui a eu lieu en mars entre Antonio Guterres et le président de la Rasd, Brahim Ghali. À noter que l'université d'été de la Rasd, qui porte le nom du chahid sahraoui Sidi Heidhouk, et qui se poursuivra jusqu'au 23 du mois courant, est organisée sous le thème "Persévérance et fidélité au serment fait aux chouhada".M. T.
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