
S'exprimant lors de la session de formation sur la liberté d'expression, dimanche à Boumerdès, le ministre de la Communication M. Hamid Grine a déclaré qu'il est satisfait de la presse algérienne qui redevient, selon lui, moins diffamatoire et ce, depuis le lancement par son département du cycle des formations au profit des journalistes tous secteurs confondus.M. Grine a ajouté qu'il est content du niveau atteint par la presse algérienne. Le ministre de la Communication n'a pas manqué de rappeler que la liberté d'expression est un acquis garanti par la Constitution, soulignant «une prise de conscience» au sein de la corporation «en matière de la construction de l'opinion publique». La formation ou le recyclage destiné pour la corporation est bénéfique et pourrait toutefois rappeler aux journalistes leurs droits et devoirs. Il pourrait également mettre en garde certains auteurs qui, parfois, usent de leur fonction pour dépasser leurs prérogatives. Cet état de fait est considéré par les personnes ou les dirigeants de certaines institutions ou entreprises mis en cause, de «crier» à la diffamation. M. Hamid Grine a raison d'évoquer les efforts de l'Etat dans le but de faciliter la circulation de l'information afin de permettre aux journalistes de relater les faits réels et en toute objectivité. Pour ce faire, l'Etat a investi dans ce domaine en créant des cellules de communication dans l'ensemble des institutions. Des directions, départements et des services ont été mis en place et installés pour la circonstance. Du matériel informatique sophistiqué, des lignes téléphoniques ont été également mises à la disposition de ces structures. A chaque fois où elles sont sollicitées, vous aurez droit à des dizaines de réponses, mais rarement à une information précise. : «Nous sommes désolés, le premier responsable n'est pas là, il sera informé dès son retour.» Nous avons donné ici, les réponses de certains secrétaires, assistants et du personnel se trouvant dans les structures de communication. Le lendemain et parfois plus d'une semaine après, c'est la même réponse que nous aurons, mais sans pouvoir toucher le premier responsable, dans la plupart des cas. Lorsque nous insistons, il nous sera alors demandé d'écrire une correspondance ou d'envoyer une télécopie et d'attendre la réponse qui ne viendra presque jamais. Pour l'instant, nous avons évoqué uniquement les démarches effectuées auprès de certains ministères, wilayas, administrations et autres directions. A titre d'exemple, lorsque nous nous adressons aux tribunaux, nous serions orientés vers les Cour de justice. «Adressez-vous au siège de Cour, il existe des cellules de communication pour vous informer», répondent-ils. Au niveau des Cours de justice, le personnel de ces structures de «Communication» nous ont fait savoir qu'ils ne sont pas habilités à donner certaines informations et qu'ils sont chargés plus de relations publiques que d'informations à médiatiser. Lorsque nous insistons, nous serions orienté vers le procureur général. C'est le seul qui pourrait vous informer, nous disent-ils. Au niveau du secrétariat du premier responsable du parquet, il nous a été à souvent demandé d'envoyer une télécopie ou d'écrire une correspondance au procureur général. Même avec cette procédure aucune information ne sera communiquée, dans la plupart des situations. Il s'agit seulement d'exemples pour rappeler qu'en l'absence de l'information officielle, le journaliste est contraint d'aller la chercher ailleurs et tombe, par conséquent, dans l'erreur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Redha
Source : www.lnr-dz.com