L'affaire du lait pour enfants contaminé et déclaré impropre à la consommation et dont le fabricant français a demandé, fin 2017, à ses clients de lui renvoyer les quantités livrées, continue à soulever des questions en Algérie.Le dossier est désormais entre les mains des magistrats du tribunal de Khemis-el-Khechna, dans l'ouest de la wilaya de Boumerdès, indiquent nos sources.
En effet, les agents du commerce de cette wilaya ont découvert que, contrairement à ce qui était convenu avec les autorités algériennes, l'importateur algérien commençait à en détruire des quantités.
Pour rappel, cet importateur avait introduit une demande pour détruire, en Algérie, la quantité importée. Le ministère du Commerce a catégoriquement refusé. Plus encore, le département de Djellab avait exigé la réexpédition en France des quantités importées, comme l'a demandé le producteur français, et le rapatriement des sommes en devises, soit l'équivalent de la somme payée à la livraison.
Par ailleurs, les agents du commerce, nous a révélé notre source, ont saisi plus de 1 500 tonnes uniquement dans trois wilayas que sont Oran, Sétif et Boumerdès, pour un montant estimé à 100 000 000 de dinars. Pour l'heure, nous n'avons pu connaître les quantités globales concernées par cette affaire.
En tout cas, les responsables proches du dossier ne cachent pas leur étonnement sur la tournure prise par cette affaire et ils ne sont pas loin de soupçonner des implications politico-financières importantes dans les deux pays.
Abachi L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com