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LE FRONT POLISARIO ORGANISE SA 8e UNIVERSITÉ D'ÉTÉ à BOUMERDÈS



LE FRONT POLISARIO ORGANISE SA 8e UNIVERSITÉ D'ÉTÉ à BOUMERDÈS
Abdelkader Taleb Omar, le Premier ministre sahraoui, a présidé la cérémonie officielle de l'ouverture de l'université d'été (du 10 au 25 août) dans sa 8e édition. A l'issue de son discours adressé plutôt aux militants du Polisario et les cadres de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), le Premier ministre a animé un point de presse.La principale idée qui émerge de cette conférence concerne la situation de ni paix ni guerre qui prévaut dans le pays du conférencier et qui devient intenable pour les Sahraouis. «Le statut quo perdure toujours au Sahara occidental à cause de l'escalade du régime marocain dans sa politique de surenchère»,dira Taleb Omar. Et d'ajouter plus menaçant : «Le peuple sahraoui ne peut pas rester inactif à l'infini. Tant que le peuple sahraoui n'a pas recouvré son droit à l'indépendance avec des méthodes pacifiques et légales, il demeure prêt à toutes les possibilités, dont le retour au combat armé. Cependant le dirigeant de la RASD ne ferme pas totalement les portes du dialogue. «Néanmoins, nous préférons, dans le contexte actuel, privilégier les solutions et les démarches pacifiques pouvant être les solutions pour régler ce conflit, notamment par le biais des institutions des Nations-Unies.»Dans la perspective de la poursuite du dialogue avec les autorités marocaines, le Premier ministre sahraoui interpelle une autre fois l'Organisation des nations-unies (ONU). «Depuis la promulgation de la résolution onusienne N°23/51, en avril dernier, le peuple sahraoui et son gouvernement sont toujours en attente du nouvel envoyé spécial du secrétaire général des Nations-unies dans la région.»Le conférencier n'a pas manqué de dénoncer les entraves du gouvernement du Royaume chérifien qui, selon lui, tente par tous les vils moyens politiques de gagner du temps.Le Premier ministre sahraoui pense que le Maroc qui traverse une grave crise économique qui, en plus, des émeutes quotidiennes dans le Rif, sont des facteurs d'instabilité pour ce pays. «La stabilité du Maroc dépend de la paix dans la région.» Il considère, par ailleurs, que ces difficultés que dresse le Maroc sur le chemin du dialogue entre les deux parties sont source de tension. Il appelle l'ONU à faire montre de plus de rigueur pour ne pas gaspiller plus de temps. Il accuse, à l'occasion, l'Espagne qui, selon lui, se cantonne dans une mauvaise position abandonnant son rôle d'ancienne administration occupante du Sahara occidental et de Rio de Oro.Omar Taleb estime qu'il y a un décalage frappant entre la position du gouvernement ibérique et celle du peuple espagnole.« L'Espagne n'a pas joué le rôle qui lui revenait historiquement dans la cause de notre peuple qui revendique son autodétermination.» Il pense que les forces politiques et la société civile espagnoles ont un rôle à jouer pour amener l'Espagne à adopter une position constructive en faveur des Sahraouis. Dans le même sillage, il égratigne un peu la France «protectrice historique du régime marocain» mais ne désespère pas de voir le président Macron prendre position en faveur du droit universel et qu'il apporte son appui à la recherche de la paix.Le Premier ministre sahraoui a accablé le Maroc au sujet de la violation des droits de l'Homme dans les territoires occupés et l'exploitation illégale des ressources naturelles de son pays. «Les violations des droits humains, par le régime marocain, dans les régions sahraouies occupées, les jugements arbitraires, de même que le trafic de drogue et l'exploitation illégale des ressources sahraouies et autres pratiques illégales de l'occupant, ne sont pas faits pour créer les conditions idoines à une solution pacifique à la cause sahraouie», conclura-t-il.
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