Le nouveau wali Yahia Yahyatène a entamé, jeudi, un long périple pour visiter une partie des 10 communes balnéaires et quelques plages de la wilaya de Boumerdès afin d'inspecter les préparatifs de la saison estivale 2019.Il aura certainement fort à faire devant des élus locaux frappés de léthargie surtout quand il s'agit de projets qui ne leur permettent pas de récolter des dividendes financiers directs, à titre personnel pour certains. Pour l'été qui arrive, la wilaya sécurisera et ouvrira à la baignade 47 plages qui s'étaleront sur 35.850 mètres. C'est la partie Est de la région, à partir de Thénia jusqu'à Afir en passant par Zemmouri, Cap-Djinet, Leghata, Sidi- Daoud et Dellys, qui compte plus de plages : 31 plages pour une longueur cumulée de 24 850 m. Pour leur accès facile par les grands axes routiers (RN12, RN 24, RN68 et autoroute Est/Ouest), les plages de l'Est sont la destination préférée des estivants venant de la Haute Kabylie, de Bouira et des Haut-Plateaux (Bordj Bou-Arréridj, Sétif et M'sila). Les 16 plages restantes (11 000 mètres) sont situées à l'ouest (Boumerdès, Corso et Boudouaou El Bahri). Pour rappel, durant l'été 2018, les rivages de la wilaya de l'ex-Rocher noir ont accueilli, selon le bilan fait par les services de la Protection civile, environ 13 millions d'estivants par jour. Pour booster la fréquentation et commencer à donner une bonne réputation au littoral de Boumerdès et , sur le long terme, intéresser les bons investisseurs, l'ancien wali, Abderrahmane Madani Fouatih, avait lancé le concours de la meilleure commune balnéaire : le Top Summer. Ce n'était pas grandiose mais c'était innovant pour toutes les localités toujours coincées dans la ruralité. Pour avoir été proche des critères imposés ? propreté, sécurité, accès, sanitaires, parkings, éclairage public, commerces et autres commodités ? la commune de Boudouaou El Bahri a gagné le concours et a empoché un milliard de centimes de récompense. Ce concours était aussi une manière de susciter l'esprit de compétition et de rupture avec la culture conservatrice et la mentalité rurale de certains élus locaux pour qui le tourisme n'est pas leur affaire. A l'occasion, on ne manquera pas de décortiquer les décisions du nouveau wali pour savoir comment il va s'y prendre avec l'énorme potentiel touristique de cette région et s'il fait du tourisme un espace d'hospitalité, d'épanouissement culturel, d'ouverture d'esprit, du vivre-ensemble avant d'être un immense gisement de richesse ou, tout simplement, un rituel appelé officiellement saison estivale, qui se répète chaque été permettant aux gouvernants d'offrir momentanément à la population, vivant constamment sous pression sociale, une soupape de décompression.
Abachi L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com