
Le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) réuni, hier, à Boumerdès, a décidé, à l'issue de ses travaux, d'une grève illimitée pour protester contre le maintien du projet de la retraite sans condition d'âge.En plus de la grève, les délégués des 45 wilayas présents à cette rencontre ont également opté pour des sit-in au niveau des Directions de l'éducation de wilaya. Outre le projet de la retraite, les syndicalistes ont aussi dénoncé le projet de code du travail qui, selon M. Boudiba, chargé de la communication du Cnapest, "est actuellement l'objet de tractations dans des cercles opaques alors que les partenaires sociaux sont exclus de cette concertation". À noter que les bureaux de wilaya du Cnapest avaient décidé, avant-hier et à la majorité, de recourir à une grève illimitée pour exiger le maintien de la retraite sans condition d'âge et de la retraite proportionnelle. C'est cette recommandation qui a été validée par le conseil national à l'issue de ses travaux qui se sont achevés hier au lycée Frantz-Fanon de Boumerdès. Dans la déclaration qui a ponctué ce conclave, le Cnapest reproche au gouvernement l'absence de dialogue et de concertation sur un dossier aussi important comme il exige l'association de tous les syndicats à l'élaboration du nouveau code du travail.Selon M. Boudiba, la concrétisation de ces résolutions reste tributaire des décisions des autres syndicats dont les conseils nationaux continuent à traiter des mêmes dossiers. Ainsi, les syndicats autonomes, à l'image du Cnapest, semblent déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications. Ils ont considéré les dernières sorties du chef du gouvernement et du ministre du Travail comme des "provocations" visant à "pourrir un climat déjà malsain". Sur la proposition d'Abdelmalek Sellal qui a invité les syndicalistes au dialogue une fois le texte de loi adopté, ils étaient unanimes à s'interroger sur cette initiative qui, à leur yeux, n'a aucun sens. "On nous invite au dialogue alors que le projet est toujours maintenu, ce qui est insensé", affirme un syndicaliste du bureau de Boumerdès. Pour M. Boudiba, le chef du gouvernement "a versé dans la provocation, et cela n'augure rien de bon, car nous aurions souhaité que de telles décisions qui engagent le devenir des travailleurs et celui de la Caisse nationale des retraites soient débattues avec les représentants légitimes de tous les travailleurs".M. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Madjid T
Source : www.liberte-algerie.com