Le niveau de remplissage du barrage de Taksebt est actuellement de 43%L'autosuffisance aurait été atteinte depuis belle lurette.
Les travaux vont bientôt reprendre au chantier du barrage de Sidi Khelifa dans la daïra d'Azeffoun. La décision vient d'être prise après que ce projet structurant a connu une période d'hibernation et de gel suite aux mesures d'austérité prises par le gouvernement. Au grand bonheur des populations de la wilaya, ce projet n'est pas le seul à être déterré. Six autres stations de pompage seront réalisées au niveau du barrage de Taksebt pour une bonne répartition de l'eau.
Ces mesures annoncées par la direction de l'hydraulique font suite à une autre information encourageante mais qui ne libère pas totalement les citoyens du stress hydrique des saisons estivales. Le niveau de remplissage du barrage de Taksebt est actuellement de 43%. Ce taux a été atteint grâce aux pluies qui ont marqué l'hiver qui vient de s'achever. Toutefois, ce taux de remplissage qui n'a pas atteint la moitié, même s'il est appelé à augmenter un peu, n'en atteindra pas les quantités suffisantes. Après avoir atteint son niveau le plus bas depuis son exploitation, ce dernier a nécessité au moins quelques années pour un remplissage total.
Le dégel de ces projets arrive donc à point nommé car le barrage de Taksebt risque de connaître une forte pression à mesure que les mois avancent. Le stress hydrique gagnera les populations dès les premiers mois de la saison estivale. Il est à relever à ce chapitre que les services concernés sont partis en guerre contre la déperdition des eaux. Dix milliards ont été affectés à cet effet par le ministère des Ressources en eau. Et il est vraiment temps. Les pertes prennent les allures d'un véritable fléau. Sur le volume débité quotidiennement ce sont 40% qui sont perdus en route. C'est-à-dire sur dix litres pompés, quatre partent dans les rivières sans parvenir aux robinets. Une véritable catastrophe.
A noter également que la wilaya de Tizi Ouzou est lun des plus importants gisements d'eau potable en Afrique du Nord. Ses capacités sont estimées à plus d'un milliard de mètres cubes alors que les besoins des populations locales sont estimés à 32 000 m3/j. si le réseau AEP n'était pas aussi vétuste, l'autosuffisance aurait été atteinte depuis belle lurette. Par ailleurs, notons que le secteur de l'hydraulique est très dynamique grâce aux nombreux chantiers qu'il connaît actuellement et les projets qui seront lancés incessamment. Après le dégel du barrage de Sidi Khelifa ce sera donc trois nouveaux barrages qui seront lancés. A Souk N'Tleta, les travaux ont repris après un arrêt qui a duré deux longues décennies à cause des oppositions.
Le barrage alimentera le versant sud de la wilaya ainsi que les communes limitrophes situées dans la wilaya de Boumerdès. Un autre projet est en attente de lancement à Zaouïa dans la daïra de Makouda afin d'alimenter le versant nord et le littoral de la wilaya. Un versant qui connaît des difficultés énormes étant alimenté à partir d'un ancien réseau MTI d'une vétusté légendaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com