Après avoir été éradiqués totalement ou presque par les forces de l'ordre, ces marchés sont constatés un peu partout. Les vendeurs ambulants se sont réinstallés de nouveau aux mêmes lieux. Et davantage, puisque d'autres endroits jadis épargnés par cette activité parallèle sont assiégés. En effet, toutes les places publiques censées drainer un grand nombre de citoyens sont littéralement investies par ces marchands à l'instar des alentours des mosquées, des cités à forte concentration de population allant jusqu'à gêner la circulation automobile et piétonne. C'est le cas de la mosquée du quartier les Plateaux, le marché couvert du centre-ville de Khemis El Khechna ou encore la cité des 200 logements où le « marché » est implanté au milieu des immeubles pour ne citer que ces endroits. La propagation de ces points de vente anarchiques répond aussi à un besoin pressant en matière de construction de nouveaux marchés eu égard à la demande qui dépasse de loin l'offre. Si cette disponibilité et surtout cette proximité du marché parallèle permet à bon nombre de consommateurs de s'approvisionner en toutes denrées et autres articles vestimentaires et ustensiles de cuisine sans faire de déplacements et par la même occasion combler un déficit flagrant en matière de marchés communaux de proximité, elle cause néanmoins des désagréments incalculables aux habitants desdits quartiers. Le marché parallèle de la cité du 18-Février par exemple où la clientèle est constituée exclusivement de femmes d'où son appellation « souk n'ssa » qui y viennent quotidiennement de tous les quartiers limitrophes n'est pas sans conséquences désastreuses sur l'environnement. Situé à la lisière d'un oued supposé collecter uniquement les eaux pluviales est devenu un ramassis de toutes sortes d'ordures et d'eaux usées. Un nid où prolifèrent mouches, moustiques et autres bestioles. Les autorités locales ont beau procéder au dallage de ce ruisseau, l'incivisme des commerçants et même de certains habitants de la cité ne fait qu'empirer la situation. Outre les odeurs nauséabondes, le spectacle est désolant surtout en ce Ramadhan où les ordures ménagères ont triplé. La population de la commune a plus que doublé, de nouvelles cités et des villas ont été construites mais aucune infrastructure commerciale nouvelle n'est venue atténuer la forte pression qui caractérise le marché communal qui date de l'ère coloniale. Un seul marché pour plus de 80.000 habitants, c'est nettement insuffisant. Selon les marchands ambulants, un nouveau marché contigu à la gare routière est prévu, mais les travaux n'ont pas encore démarré. Ils fondent ainsi un grand espoir en ce projet. En attendant l'ouverture d'autres marchés dans cette commune la plus peuplée sur les 32 communes que compte la wilaya de Boumerdes, les habitants se débrouillent comme ils peuvent pour s'approvisionner en fruits et légumes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D C
Source : www.horizons-dz.com